Idéal?

Hier je suis allée voir Un Homme idéal; screugneugneu j’avais vu la Bande-annonce pendant les looongues minutes de pub qui précédaient Still Alice dimanche ; j’aime pas çaaa, je préfère découvrir touts les intrigues et rebondissements au fil du film, et pas me dire « quand est-ce qu’il rencontre machin et tue bidulle ? »

Bref, dès le trailer donc, j’avais une impression de déjà vu, mais c’était encore flou bien que l’étendue de ma culture ciné ne soit pas telle que je me perde entre des centaines de films. Enfin, une fois plongée dans le film, ça s’est un peu éclaircit : je trouve que l’intrigue résonne avec l’homme qui voulait vivre sa vie d’Eric Lartigau, et surtout un autre film d’usurpation d’identité d’un écrivain, mais où ce dernier n’est pas mort et resurgit à un moment. A bon entendeur…

En ce qui concerne le film de Yann Gozlan, on ne peut que constater que la carrière et les prestations incarnées de Pierre Niney et Ana Girardot se révèlent et détonent sous nos yeux, avec une densité toujours plus prononcée.
Pierre Niney (Mathieu Vasseur) incarne très justement cette maitrise élégante et toujours plus nerveuse de l’usurpateur en mal de considération qui constate que la direction qu’a pris sa vie ne coïncide aucunement avec ce qu’il est, si toutefois il sait qui il est ; et voit les événements s’enchaîner en cascade inévitable et dévastatrice.

UN HOMME IDEAL, un film de Yann Gozlan avec Pierre Niney et Ana Girardot

Et Ana Girardot, dont la beauté adolescente a, pour le meilleur, laissé place à celle d’une femme délicate mais assumée, figure avec effacement, l’écrivaine et conférencière sagace que Mathieu Vasseur admire au début puis dont il reçoit les flatteries lorsque les rôles s’inversent à la faveur du succès littéraire de ce dernier ; ce qui la relègue au second plan du film, tout en restant centrale dans le cœur de l’écrivain.

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Hormis l’interprétation de ce couple d’acteurs, le film laisse transparaitre de nombreuses incohérences (« mais où est la 2ème chaussure du mort ?? »…) et enchaînements illogiques.

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De plus, par moments, des plans se focalisent sur des personnages et leur expression, ce qui laisse à penser qu’ils vont jouer un rôle décisif dans ce qui va suivre, alors qu’il n’en est rien.

Entre incohérences et platitude de certains passages/personnages, le film peut sembler décousu. Surtout, les enchainements se font sous le coup de l’évidence, comme s’il fallait répondre à certains critères pour pouvoir faire un film sur l’usurpation d’identité : vide existentiel, usurpation, séduction, cascade de complications, désarroi des proches, identité qui se met réellement à changer, puis disparition.

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Rien de bien palpitant ou surprenant donc, plus déconcertant par ses enchaînements pas toujours (ou peut-être trop?) logiques que par son intrigue, et une musique qui accentue la tendance pathétique de certaines scènes; mais un jeu d’acteurs plutôt agréable, justement incarné; un bel environnement (tu m’é-tonnes); et un film qui me donnerait presque envie d’écrire !

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