ça s’bouffe pas, ça s’pense : inconfortable routine, et cake vegan des goûters pressés

La fille l’humain est paradoxe, c’est ce qui lui donne son relief, mais aussi sa complexité insaisissable.
Désir de plaisir et besoin de contrôle parfois restrictif ; nécessité d’être seul tout autant que d’être entouré ; et exigence de repères, tout autant  de que de surprises et de renouvellement : en ce qui concerne la routine, j’ai grandement besoin de repères pour être rassurée, équilibrée; tout autant que je déteste la répétition, l’éternel recommencement, et me lasse très vite des quotidiens analogues. Vous voyez ce que je veux dire?

Pour être apaisée, il faut que je sois assurée de la stabilité de mon environnement, de la familiarité des marqueurs de ma journée, et même souvent que je planifie le déroulement de ma journée, pour m’organiser et éviter tout anicroche -ou plutôt, soyons sincères, tout imprévu. Et pourtant je me lasse à l’avance d’une journée écrite en amont.
Par exemple, je commence à peine à élaborer de vagues menus pour la semaine : longtemps -tout en ayant un grand besoin de planifier mentalement mon alimentation, d’être rassurée de savoir que je saurai de quoi se composeraient mes assiettes,de m’organiser pour les courses- j’exécrai l’idée de coucher par écrit ce que j’allais devoir manger dans les jours à venir, car c’était comme si cela ne laissait explicitement aucune place à l’imprévu (même si implicitement, dans ma tête, celui-ci n’avait pas sa place), comme une prescription, une injonction, qui vidait en amont le repas de sa substance, de sa fantaisie.

L’imprévu m’est terriblement angoissant; mais la fadeur de l’éternel recommencement est me lamine.

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En fait, je tolère et en appelle au pétillement, dans le cadre circonscrit de la familiarité. Je ne frétille que par la fantaisie, au sein du prévisible et du prévu. Le changement qui ne dépasse pas l’anticipé.
Le cadre du quotidien reste un pilier stable, constant, rassurant; dans lequel se doivent d’être glissés des pépites de variations, des paillettes de renouvellement, des perles de spontanéité.
Au sein de ma journée aux grandes lignes préalablement tracées, cocassement régulières et au rythme rondement stable ; j’ai besoin d’introduire des détails régulièrement renouvelés, qui donneront aux journées leur unicité sinon leur fantaisie, et m’éviteront d’être lassée.

Dans le cadre intime d’un chez soi, cela peut-être la couleur d’un rouge à lèvres, le parfum d’un savon, la saveur d’un thé… que l’on change chaque jour; tout en sachant par exemple, que quel que soit le thé, une tasse fumante composera notre petit-déjeuner. La variation dans le constant

Et chez moi, cela se traduit aussi par…le parfum des confitures (cruciale futilité!). Quand s’enfilent et se répètent les matins tartines, ou comme en ce moment, les matins pancakes , je n’aime pas savoir que se sera toute la semaine la même confiture qui les ornera, ça me blase d’avance. Mais tout en étant réconforté et rassurée de savoir la veille, que le petit-déjeuner du lendemain se composera de pancakes tartinés. Je serai en fait la cliente parfaite pour les paquets composés de différentes confitures individuelles, qui permettent de changer chaque jour, avec spontanéité; s’ils n’étaient pas si chers.

Mais où veux-je en venir? Et bien cela faisait des jours que je mangeais de la confiture de framboises, attendant qu’elle soit finie pour en racheter une d’un parfum différent. Ce matin, j’ai craqué, j’ai ouvert un nouveau pot (d’un goût tellement décevant, et dire que le bocal est grand…) ; car depuis quelques jours, une idée de cake spécial liquidation de confiture me trottait dans la tête. Rien de révolutionnaire, juste un moyen simple et rapide de se faire plaisir :

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Pour un cake vegan pomme-framboises

210g de farine(s) (n’hésitez pas à les varier) ; ou 160g de farine et 50g de flocons (millet, avoine..). (Il y avait 200g de farine au départ, mais ma confiture était assez liquide : vous pouvez ne mettre que 200g puis ajuster en fonction de la consistance)
1/2 sachet de levure chimique bio ; ou bicarbonate de soude
sel, vanille
100gr de compote (ici pomme)
100 gr de confiture (ici framboise)
5cL d’huile végétale (ici neutre;  mais l’huile de coco fonctionne aussi très bien)
Éventuellement,si votre confiture est peu sucrée : 20g de sucre vanillé
Options non présentes ici : framboises, copeaux de noix de coco, cerneaux de noix, fruits secs 

(J’espère que je n’oublie rien ;  je n’ai pas noté…n’hésitez pas à me faire de grands signes si j’ai oublié un ingrédient aussi important que la farine…)
Préchauffez votre four à 180°C
Au-dessus d’un saladier, tamisez la farine et la levure. Ajoutez le sel et éventuellement le sucre.
Ajoutez la compote, puis la confiture, en amalgamant le tout progressivement.
Versez l’huile
Mélangez bien à l’aide d’une cuillère en bois
Huilez / chemisez votre moule à cake et versez-y la pâte
Je l’ai décorée de rondelles de pomme et recouverte de confiture
Enfournez pour une trentaine de minutes selon votre four

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