PALETS QUINOA-PISTACHE VEGETALIENS : PRENDRE CONSCIENCE

A mes yeux, ce qui fait la force de la méditation, c’est que son essence est de nous faire prendre conscience. Vivre pleinement l’instant qui se PRESENTe à nous. En conscience.

D’où plusieurs branches, ou plutôt applications au quotidien, tel que manger en pleine conscience.

Je ne pratique pas (encore ?) la méditation, mais réalise à quel point l’esprit se disperse et vagabonde facilement. Oserai-je dire « aujourd’hui plus que jamais », dans une société présentée comme terreau de multiples sollicitations, majoritairement virtuelles ? Certes cet éparpillement est propice à l’évasion voire l’errement psychique continuels ; mais n’ayant que 20 ans, je ne peux me permettre de comparer les époques.

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Avez-vous déjà eu l’occasion -pour une raison ou pour une autre, et sur une durée plus ou moins longue- de noter vos repas sur une journée ?
Dernièrement, je l’ai fait pendant plusieurs semaines ; puis j’ai cessé, du jour au lendemain. Tandis que je le faisais, et que cela finissait par être ancré dans mon quotidien, je me demandais si j’allais le faire éternellement, et si non, quel serait le déclencheur qui me ferait arrêter. Et bien j’ai cessé naturellement, sans raison particulière.

Ou plutôt, ai-je compris que j’arrêtais pour ne plus prendre conscience de ce que j’avais avalé. Ne plus m’y confronter explicitement.

En fait j’avais commencé à le coucher sur papier, pour réaliser ce que je mangeais. Il fallait que je le vois écrit pour en prendre conscience. Car je réalise que durant le repas mon esprit s’échappe de l’instant, vagabonde vers des pensées insaisissables. Se disperse en des raisonnements que je pourrai très bien décider de canaliser et reporter une fois le repas terminé, pour être pleinement présente à ce que j’apporte à mon corps.
Mais sans effort psychique, ma conscience m’échappe, et très souvent je n’ai pas la notion précise et lucide de ce que j’ai mangé.

C’est assez dérangeant voire déboussolant.

Souvent l’on évoque cette absence psychique à son assiette, au fait de manger devant un écran. Ce qui validerait l’hypothèse d’une plus grande dispersion dans une société connectée et télévisuelle.
Mais je ne mange quasiment jamais devant un écran ; et sais que ce vide –ou plutôt ce trop-plein de poussières de pensées- est tout autant d’actualité quand je suis attablée correctement.

Cette dispersion et ces sollicitations permanentes, qui finalement ne nous rendent présent à aucune activité, peuvent être source d’une grande fatigue psychique, et d’un sentiment de ne pas avoir prise sur ce que l’on fait.

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A-t-on conscience de ce que l’on mange ?
Cette question est double. A la fois l’aspect décisionnel de ce que l’on choisit éthiquement, diététiquement d’acheter et de mettre dans son assiette : source de questionnements (que je partage avec vous sur facebook) pour une alimentation plus en accord avec nos convictions et l’équilibre de ce qui nous entoure.
Puis l’aspect de lucidité intrinsèque quant à ce qu’on avale, la conscience de ce qu’on apporte présentement à son corps.

L’un peut aller sans l’autre. Je suis très vigilante sur ce que je choisis de manger ; mais la pleine conscience le moment venu peut m’échapper. Et je pense que l’absence d’un revers de conscience, peut être aussi nocive que l’absence de l’autre.
Comment avoir une relation équilibrée à la nourriture si l’on ne réalise pas ce qu’on avale ?

Il est aisé d’inculper les chaines de restauration rapide, de notre tendance à la fast food. Mais je n’y mange jamais et développe toutefois les mêmes tares.
Il ne tient qu’à nous d’avoir un rapport non seulement slow, mais conscient, à ce qu’on mange. Mouvements et méditation peuvent grandement nous y aider. Mais à nous de créer notre rapport conscient à l’alimentation, pourvu qu’il soit équilibré, apaisé, et en accord avec notre tout.

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Manger est paradoxalement devenu complexe, dans des sociétés où la nourriture est devenue aussi abondante que les prescriptions diététiques, préconisations alimentaires, diètes miracles et injonctions dénuées de tolérance.
D’où l’importance de se recentrer sur notre conscience, sans pour autant se fermer aux conseils extérieurs.

Mais encore une fois, adopter une alimentation équilibrée entre nos besoins et diverses préconisations raisonnées, ne suffit pas à nous rendre conscient jusqu’au terme de l’acte, pourtant point d’orgue de la démarche. L’esprit se disperse aisément, mais il ne doit pas devenir notre ennemi. Après avoir construit un rapport équilibré à la nourriture, il s’agit d’entretenir un rapport équilibré à  notre (prolifique !!) générateur de pensées. YAPLUKA

 

La méditation ou la pratique de la pleine conscience vous ont-elles aidé ? Vous arrive-t-il de noter vos repas ?

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Dans un autre registre, j’aime prendre conscience de l’origine des mots. Connaitre leur histoire, leur étymologie. Jouer avec les mots, les respecter en les utilisant à bon escient. Etymologie et bon usage me paraissent intimement liés ; je prends pleinement conscience du sens et de l’utilisation d’un mot, quand j’en connais l’étymologie. Je pense que c’est ce que j’ai uniquement le plus apprécié en faisant du latin. Je me souviens avoir vraiment intégré le sens de « égoiste » lors d’un de mes premiers cours. J’ai toujours le goût de la satisfaction que ça m’a procuré en bouche !

A propos de goût, je suis donc un peu gênée d’appeler ces douceurs des biscuits, car bis-cuit veut bien dire cuit deux fois. Ce qui n’est pas le cas ici, comme pour nombre de recettes de biscuits d’ailleurs J De même, cookie signifie petit gâteau sec aux pépites de chocolat…

Le pouvoir des mots aura raison de notre gourmandise !

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Alors pour une quinzaine d’UNIcuits quinoa-pistache, vous aurez besoin de :

*80gr de farine de quinoa

*95gr de flocons d’avoine(complets ici)  finement mixés

*60gr de sucre complet

*1 belle cc de poudre à lever ou bicarbonate de soude

*75gr de purée de pistache à température ambiante

* 35gr de purée de noix de cajou

*3CS de lait de coco

*quelques gouttes d’extrait de vanille

*une pincée de sel

*50gr de petits dés de fruits sec(hé)s : abricots, mangues ou mûres ; pour intégrer à la pâte & pour la décoration

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Préchauffez votre four à 180°C voire 190°C selon la puissance de votre four.

Dans un saladier, mélanger les ingrédients secs : farine tamisée avec la poudre à lever ; flocons, sucre et sel.

Dans une tasse, amalgamez les deux purées ; ajoutez 3 cs de lait végétal. Ajoutez la vanille.

Ajoutez les purées au mélange sec. Mélangez bien afin d’obtenir une pâte onctueuse et homogène.

Ajoutez des fruits secs coupés en petits dés et amalgamez à nouveau.

Formez des palets à l’aide d’une cuillère à soupe.

Décorez des restes de fruits

Si avec votre four, les cookies ont tendance à s’étaler avant de prendre, n’hésitez pas à les laisser prendre au frigo une vingtaine de minutes.

Enfournez pour 10-15 minutes (ça fait toujours plus pro d’indiquer une température et une durée de cuisson précises, mais dans la vraie vie l’on n’a pas tous les mêmes appareils. Connaissant mieux votre four que moi, je vous laisse adapter les indications !)

Laissez refroidir

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Etre conscient ET devant un écran, c’est possible 

* Prenez soin de vous *

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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2 réflexions sur “PALETS QUINOA-PISTACHE VEGETALIENS : PRENDRE CONSCIENCE

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