Végétalisme et troubles alimentaires. + Présentation du livre « Oh She Glows »

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Le végétalisme est-il appréhendable à un trouble alimentaire ?

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« The Oh She Glows Cookbook » est ouvertement et expressément présenté comme l’aboutissement du parcours d’une jeune fille, qui s’est démenée pendant dix ans dans la cage des troubles alimentaires.

Bien des proches bienveillants, ou regards extérieurs prompts au jugement excessif, interprètent une transition vers le végéta*isme comme l’annonce d’une anorexie.

Angoisse sans nuance mais fondée; ou incompréhension d’une démarche durable : quels seraient les liens entre végéta*isme et troubles alimentaires ?

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détails ici

Un trouble est littéralement assimilé à une perturbation, une agitation, une confusion, un dés-ordre.
Rapproché à l’alimentation, il me semble donc décrire un comportement a-normal, du point de vue des normes sociales ou nutritionnelles ; et tente pourtant de ramener de l’ordre, parfois avec excès.

C’est ce pas de côté effectué par rapport aux préconisations en vigueur, commun selon moi aux troubles du comportement alimentaire (TCA) et au choix d’une alimentation végétalisée, qui  m’a fait m’interroger sur la relation entre ces deux rapports a-normaux à l’alimentation.

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détails ici.

 

Ne nous emmêlons pas dans des raccourcis regrettables : l’un est un choix, l’autre un démon insaisissable, une prison inconstante.
L’un se veut durable, l’autre n’est pas tenable à long terme.

Mais l’on peut concevoir que les deux ont des relations ténues voire entretenues.

 

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un destin en cage

Je décrirai en effet ces deux, disons « CA » (pour Choix ou Comportement alimentaire), comme une conscience éclairée puis exacerbée quant à ce que nous, en tant que société, et individu mangeons. Une vigilance accrue, parfois à l’excès quant aux choix alimentaires à effectuer.

Même si, devenir végéta*ienne me l’a prouvé, ce choix alimentaire fait s’ouvrir à plein de nouveaux aliments ; les deux impliquent de supprimer certains aliments : écartés par souci d’éthique ou de santé; ou restreints par la peur de voir son corps se transformer, d’évoluer, ou de se « salir ».
Le pont, aussi fragile soit-il,  entre ces deux CA, pourrait alors s’assimiler à l’orthorexie : une rigueur alimentaire qui s’extrait de la normalité, afin de ne pas se salir avec des aliments vus comme impurs, comme le Mal.
Sauf peut-être que derrière les apparences, si le raisonnement reste extrêmement lucide dans les deux cas, tous deux peuvent, et surtout le trouble alimentaire, découler regrettablement sur des agissements irrationnels.

 

Beaucoup de témoignages attestent d’un rapprochement entre anorexie et végéta*isme. Vécu intimement ou craint par l’extérieur.

Ophélie explique que lors de son passage au végéta*isme, ses proches se sont inquiétés qu’elle ne soit anorexique.

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le danger d’un « gouffre »

En effet, aux yeux des gens qui ne prêtent pas tant d’attention à leur assiette -parce-qu’ils ont d’autres priorités, font d’autres choix- être rigoureux quant à ses choix alimentaires, écarter certains aliments pour des raisons inaccessibles au commun, se marginaliser socialement à différentes échelles.., relève de l’incompréhension, l’insaisissable ; et les deux traductions de cette conscience accrue, sont amalgamées quand on ne connaît pas finement le pourquoi du comment.

En amalgame, comme en réalité, l’un peut découler sur l’autre, car quand on commence à mettre le doigt dans la vigilance, on réalise de plus en plus de choses, les articulations s’accumulent, les évidences s’emmêlent, et la conscience s’aiguise, et ainsi de suite… pour le meilleur de l’éthique ou pour le pire de l’équilibre psychique.

Je décortique une relation entre deux concepts, ne l’interprétez pas comme la preuve que m’ouvrir à la cuisine végétale m’a fait tomber dans un trouble alimentaire !

Si la rigueur alimentaire peut être assimilée au deux CA, à mes yeux, il en est de même de la bienveillance.
Quand je me suis tournée vers le végéta*isme, je suis devenue beaucoup plus tolérante quant aux choix individuels. Et les personnes souffrant de TCA ont, parmi d’autres préciosités, une sensibilité accrue, un besoin d’être à l’écoute, une bienveillance naturelle. Le respect de l’altérité quand explose en pleine figure que l’on est différent ; mais tout compte fait, comme tout un chacun. Certains, s’accommodant mieux de la normalité, oubliant juste d’être tolérants envers ceux qui font un pas de côté.

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un pas de côté du sentier social
Ces deux rapports à l’alimentation partagent également selon moi le fait d’être tabous car incompris, marginalisés car insaisissables, tus car a-normaux.
Soit on choisit de ne pas en parler car on en a honte, voire on en souffre suffisamment intérieurement pour ne pas vouloir l’extérioriser ; soit l’on cesse de l’exposer car les tentatives se sont heurtées à trop d’esprits fermés.
Des végétaliens parviennent à l’assumer, à le partager ; mais il faut une personnalité solide, qui porte plus haut sa volonté d’affirmer une éthique, que sa peur de la marginalisation.

Et si, outre l' #ethique , c'était surtout ça de s'ouvrir à la #cuisine végétale ? Faire un pas de côté, être #curieux , décOUVRIR de nouvelles façons de déguster et de faire #plaisir 🍓 Si je m'épanouis autant dans l' #alimentation végétalisée, c'est aussi parce-que ça m'a permis de #découvrir une foule d'ingrédients #précieux , de techniques audacieuses, de gourmands bourrés de talent 🍉 Manger AUTREMENT serait-il mieux accepté que "manger différemment" ? Présenter l'altérité dans sa #curiosité paraîtrait moins marginal ? Alors qu'on est tous autres, faisons tous des choix DIFFÉRENTS; et que le #vegetal c'est renoncer, mais c'est aussi s'ouvrir! Aux #aliments d'ailleurs, au monde et aux autres. Ça a élargi mes horizons. 🍀 Mais le #livre est surtout présenté autour des alternatives pour les #intolérances alimentaires : une catégorie #sanslait , une #sansgluten, etc.. Je craignais donc que les #recettes ne soient trop difficilement végétalisables. Au contraire ! Elles sont toutes ouvertes à l'alimentation végétalisée et à la #diversification ! Un chapitre combine les intolérances ; et étant très didactique, le livre présente les alternatives de #substitution à ce qui pourrait poser problème 🍋 Des plus classiques au plus inventives, elles donnent toutes l'eau à la bouche 😇 Je trouve cette #collection #hachette #cuisine très bien faite 🍎 ; et moins de 10€, ça en devient indécent ! Bref, un #article s'impose! En attendant, vous pouvez retrouver mes derniers coups de cœur #vegan 📖 sur le blog 🍋 #vegetalien #sain #healthy #passionlivredecuisine #cookbook

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Je vous parlais sur instagram du Livre « Patisserie Autrement ». Je trouve que ce titre révèle les deux implications que peuvent avoir les régimes « sans ».

Soit s’extraire du commun social, de la normalité en vigueur en faisant des choix propres, ressentis comme lucides et éclairés, mais souvent vus comme d’une marginalité extrême.

Soit faire simplement un pas de côté et s’ouvrir à des techniques autres, être curieux d’aliments extra-ordinaires, ne pas se fermer à la découverte.

Or cette première acception de la différence, « être autre », se retrouve, me semble-t-il, dans les troubles du comportement alimentaire : la normalité y devient un concept abstrait, insaisissable, voire inenvisageable.
S’extraire -sans se démarquer ostensiblement- est un besoin, une évidence. Faire des choix « hors du commun », marquer son quotidien de règles, de refus d’ingérer certains aliments, avoir un certain mode de vie.

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Pour un végétalien, l’inconscience est inenvisageable, tout comme le lâcher-prise est insaisissable pour une personne n’ayant pas un rapport apaisé à la nourriture.

Vous-mêmes, vegan, lâcheriez-vous prise à présent ?

Quoi qu’on en dise, les végé n’avons pas un rapport à l’alimentation qui coule de source –peut être pour un mieux, certes- mais que ce soit par les différentes restrictions, la reconfiguration d’un régime alimentaire équilibré, la pression sociale décrédibilisante, le refus de fermer les yeux sur ce qu’impliquent certains aliments…

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se tourner vers des « laitages » végétaux (recette ici)

 

Une relation ténue et fragile donc.
Pour deux thèmes délicats et discrets qui se font de plus en plus de place dans la société.

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« Oh she Glows » le livre -que son auteure Angela Liddon décrit comme un rêve qui se concrétise- regroupe plus d’une centaine de recettes inédites, incontournables, ou favorites auprès des lecteurs de son blog.

 

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J’ai retrouvé dans l’introduction, bien des similitudes avec le parcours d’Ella Woodward – Mills, dont je vous parlais ici.

Angela mangeait en effet surtout des préparations industrielles, n’avait pas conscience de l’impact de l’alimentation sur l’équilibre intérieur ; et a effectué un changement radical d’alimentation pour se sortir de son mal-être.
Ici, il ne s’agit pas de pathologie nerveuse, mais de trouble alimentaire, se traduisant alternativement par les deux extrêmes (et de syndrome de l’intestin irritable également). Il y a mille traductions d’un trouble alimentaire : le mal-être décennal d’Angela se traduisait par un compte frénétique des calories ingurgitées et un rapport de défi et de rivalité à l’alimentation.

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fin, fluet, bien en rondeurs : il existe mille morphologies. Elles ne révèlent rien sur l’équilibre psychique de la personne concernée

Si la malbouffe était un trouble alimentaire (pourquoi pas, après tout : confusion, désordre…), les deux auteures sont passées de manière radicale d’un trouble à un épanouissement alimentaire permettant de (ré)apprendre le plaisir de manger et de se faire du bien de l’intérieur.

Le passage d’Angela à une alimentation basée sur les végétaux, s’est donc fait de manière radicale, avant tout pour des raisons de santé : ressentant un mieux-être, elle a été encouragée par les résultats positifs, s’est améliorée ; elle a ouvert un blog, qui a rapidement vu son nombre de lecteurs accroître, ces derniers lui rapportant l’impact positif de cette alimentation sur leur santé.
Le même schéma qu’Ella de l’autre côté de l’Atlantique.

Les deux cuisinières –qui, avouons-le, vendent toutes deux du rêve, même si Angela témoigne de ses désastres culinaires- ont vu leur vie et leur individualité changer, découvrant l’impact positif d’une alimentation nutritionnellement intéressante et basée sur le végétal.
Elles se sont senties incroyablement mieux, et veulent « répandre » leur joie à travers leurs recettes, « inspirer » d’autres gens.

Tout comme Ella Mills (avec « qui » je me sentais plus à l’aise à la lecture du livre) a guéri mais gardera des fragilités de sa pathologie ; l’on se doute qu’Angela garde dans un coin de son corps, de son cœur, de son esprit, la persistance de son trouble.
Mais elle veut redonner espoir, comme l’alimentation a pu lui faire relever la tête à elle.

Hippocrate est inévitablement cité, l’alimentation étant notre première médecine.

Alors qu’Angela s’imaginait « que vegan était un code pour signifier alimentation bizarre ou inappétissante » ( !), elle veut proposer des recettes tout sauf frustrantes.

Elle s’est rapprochée de l’agriculture locale, puis a fait pousser ses propres légumes (joie !) ; mais surtout, elle est progressivement passée à une alimentation vegan ; s’est ouverte à l’éthique, pour rapprocher le contenu de son assiette de ses convictions.
Elle-même note d’ailleurs que sa compassion s’est accrue.

 

Angela veut donc nous faire rayonner de l’intérieur (« Glow »), nous (re)donner espoir et goût à une alimentation nutritionnellement intéressante, à la vie.

Croire en l’autre, croire en soi.

Et aimer les vegetables, mais ça, ici, on sait faire !

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(photo QSLD)

Je connaissais les recettes de Oh She Glows via Pinterest, mais n’avais pas connaissance de son passé troublé avec l’alimentation, ni de la radicalité de son passage à un « plantbased diet ».

*

Le livre est divisé en dix chapitres, passant en revue les repas quotidiens ou occasionnels ; et comporte une partie finale consacrée à des techniques de base, dont le tofu pressé ou les laitages végétaux.

On trouve ici aussi les ingrédients de base d’un placard VGL, dont Angela explique les propriétés ; et précise qu’il ne se constitue pas en un jour mais progressivement !
On y retrouve soja et gluten, des substitutions étant possible pour ce dernier. Là encore, les céréales sont choisies complètes, pour plus d’intérêt nutritionnel.

L’équipement ménager, comme les ingrédients, est très fourni, facilitant la vie, mais tout n’est bien sur pas indispensable. Un bon robot/blender est toutefois requis.

Au chapitre petit-déjeuner par exemple, on retrouve surtout des déclinaisons autour de l’avoine, mais aussi une recette salée.
L’auteure consacre également une partie aux boissons, dont du thé et bien sur son célèbre « green monster », décadent pour une jeune fille qui auparavant n’aimait pas les smoothies.

La variété des recettes est très agréables : fraiches ou comfy, assortiments super-easy ou plus élaborés…Il s’agit de se faire plaisir au quotidien, ou de valoriser la convivialité et faire découvrir la cuisine VGL à ses proches.

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donuts chia « Oh She Glows »

Ce livre ne « changera » pas ma vie, déjà parce-qu’un ouvrage qui m’annonce qu’il changera ma vie, me laisse sceptique ; et des recettes présentées comme amazing, me donnent autant envie qu’elles m’agacent –peut-être est-ce culturel : en France, on a moins tendance à « vendre du glow »-. Mais ce sont de très belles idées d’associations et d’assortiments colorés pour tous les jours, et ça, c’est bien pratique. Angela utilise plus une diversité de graines, sucrants, légumes ; que des produits exotiques.
Je retiens l’audace de l’association cerise-basilic, de la pizza sucrée glacée, ou du donut aux graines de chia !

Côté forme, ce livre veut donc envoyer du rêve : photos de l’auteure posant, sourire brite aux lèvres ; commentaires élogieux d’autres bloggeuses talentueuses ; amorce des recettes nous expliquant qu’elles vont révolutionner nos papilles voire notre quotidien.
Angela apparaît un peu comme une superwoman qui change la vie, et trouve LA recette de granola.
Je regrette donc le manque de spontanéité délicate, de finesse enlevée.. plus adéquates selon moi pour partager un vécu si particulier à l’alimentation.
Je suis vraiment heureuse pour l’auteure si sa vie a radicalement changé, et j’espère que son expérience se reproduira, mais si elle tend à s’adresser à des lecteurs en proie aux troubles alimentaires, elle devrait être plus soft. Et le « plantbased diet » ne peut pas sauver tout le monde.

Mais un mélange de marketing, et de volonté sincère de bouleverser positivement d’autres vies, donne ce résultat si « Glowing »

Ce livre est avant tout l’illustration d’une expérience individuelle, d’un parcours de vie que bien d’autres personnes peuvent connaître.
Donc il tend surtout, selon moi, à redonner goût à une alimentation bienfaisante, valoriser les produits sains et colorés comme les légumes ; mais également partager des techniques, car les recettes sont le fruit de nombreux tests (par son mari !), et Angela expose ici la manière de faire qui lui parait parfaite.

On sent en effet que les recettes sont très personnelles, et sont celles qui lui plaisent, qu’elle trouve justes, qui lui ont redonné goût aux bonnes choses et sont après moult essais, parfaites à ses papilles. Je ne trouve d’ailleurs pas très réglo qu’elle insiste sur le fait que les recettes trouvées ailleurs sur le web ne soient pas appétissantes, contrairement à celles qu’elle présente ici.

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Selon moi, ce livre illustre qu’autant l’ouverture vers une alimentation végétalisée, que sombrer dans un trouble alimentaire, est mû par la quête d’un mieux, assez flou au départ, que l’on ne saisit jamais s’il est trop idéalisé, et se transforme en course frustrante, corrosive et sans fin.

Ce livre rappelle surtout que l’alimentation et sa diffusion est avant tout source de partage, d’enrichissement mutuel, et peut avoir un impact délicieusement positif.

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photo QSLD

 

Le végétalisme, et encore moins le veganisme, ne sont donc pas assimilables à un TCA, au risque de fouler au pied tout choix éthique et durable fait avec une conscience éclairée.

Mais il arrive qu’ils s’alimentent, car reposent sur une même extra-vigilance quant à ce que l’on choisit d’ingérer, qui amène à écarter certains produits « impurs », immoraux du point de vue de la santé ou de l’éthique ; et à devenir a-normalement rigoureux sur ses choix alimentaires.
Si ces derniers portent encore le nom de choix, dans un cas ils sont le fruit d’une démarche « hors-norme » socialement, mais non malsaine pour son propre équilibre ; ce qui n’est pas le cas du second, qui s’illustre par la domination de raisonnements apparemment lucides mais corrosifs.

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un « mieux« ..?

Dans les deux cas, l’on cherche un mieux, l’un auto-destructeur ; l’autre a-priori pour un plus grand équilibre global, pour des raisons sanitaires qui feront converger choix et convictions.

Ce dernier s’extériorise, voudrait être partagé, pour un mieux-être général d’une société fermant trop souvent les yeux.
L’autre est subi intimement et rarement en vue d’être partagé.

A condition bien sûr que l’un n’ait pas induit l’autre de façon malsaine et dés-équilibrée.

A condition que la volonté de remettre de l’ordre dans ses choix alimentaires n’alimente pas un dés-ordre dans son propre équilibre.

« Subir » un végétalisme du fait de forces maléfiques qui bouffent ( !) et emprisonnent malgré soi, serait regrettable du point de vue de la démarche éclairée que veut porter éthiquement ce choix ; en plus bien sûr d’occasionner souffrances psychiques et auto-destruction ; alors que le végéta*isme a pour essence d’atténuer à son échelle : souffrances, exploitation, non-respect des sensibilités et destruction gratuite.

Des-ordre ? A-normalité ? Conscience accrue ?… ça s’bouffe pas, ça s’pense.

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pancakes sans; mais tellement avec

Aussi fort que l’auteure, j’espère du plus profond de mon cœur, que chaque âme en proie à des déséquilibres alimentaires trouvera, soit dans le végétal, soit dans la cuisine d’ailleurs, soit dans le locavorisme, soit dans le je-m’en-foutisme, soit dans les pancakes roses ENFIN l’épanouissement salvateur, qui permette de se libérer de ces chaines.

Elles auront marqué le cœur à jamais, ne demandons pas l’impossible par leur disparition complète ; mais chacun mérite de vivre sereinement son rapport à l’alimentation, et ne mérite surtout pas de se faire tant de mal en se laissant ronger par ses propres démons fatigants, corrosifs, dévastateurs pour l’estime de soi et la santé.
Manger tend à devenir trop compliqué ces derniers temps ; chacun connaît des hauts épanouis, et des bas troublés. Cessons de nous faire la guerre, personne ne le mérite.

Faisons un pas de côté pour souffler, faire du mieux que l’on peut pour son environnement, mais aussi pour soi.

Chaque gourmand-e- vaut la peine de prendre soin de lui/elle.

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Pensées feuillues

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