Galettes aromatiques azukis – fenouil à la bière (vegan)

Les témoignages de jeunes ne buvant pas d’alcool ne sont plus aussi durs à trouver qu’une aiguille dans une botte de foin (comme ici ; ou un super témoignage d’Estelle ).

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Mais faire ce choix et vouloir rester soi-même, (par goût ou conviction) revient encore à être considéré comme « marginal », incompréhensiblement a-normal. Et peut-être de plus en plus compte tenu de ce qu’Estelle nomme la « centralité » qu’a acquis l’élément « alcool » dans le quotidien et surtout pour chaque « occasion ». L’alcool est une évidence festive, une convivialité naturelle, un standard ancré voire prescrit et normé.

Je ne sais même pas si les gens pensent sincèrement que l’on ne peut pas s’amuser en ne buvant pas d’alcool ; mais ils ne conçoivent simplement pas que l’on puisse ne pas souscrire à cette pratique, cette évidence.

Souscrire : donner son adhésion, son approbation à quelque chose.

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Quand on a un comportement différent, l’on peut se sentir a-normal et s’interroger soi-même sur ce choix ; mais quand je vois que de plus en plus fête signifie beuverie ; et boire, se rendre dangereusement malade, je ne remets plus en cause ma façon de faire.

C’est moins un choix qu’une inclinaison naturelle. Je n’ai pas envie de boire ou de connaître un état second.
Sans aucunement juger, je ne saisis pas l’intérêt de se biturer, à s’en rendre mal et à en perdre le contrôle.
Je distingue l’idée de s’échapper de son intégrité quotidienne, synonyme de stress, de soucis, et de parfois trop de rationalité. Découvrir un état alternatif, s’évader, ressentir des sensations uniques…

Mais pourquoi aucune mesure ?
Je trouverai tellement douloureux de vouloir m’évader de mes soucis via l’alcool ; et de réaliser le lendemain, que ceux-ci sont toujours bien présents, et qu’en plus je me sens mal.

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S’amuse-t-on vraiment plus, en étant blindé ?

Je ne suis pas une control freak de 90 ans qui veut accabler la consommation d’alcool. Je bois généralement une gorgée dans le verre d’ « autrui », pour goûter tel vin, ou découvrir telle bière. Je peux sans problème (de goût) aller jusqu’à boire un verre, mais ça s’arrête là. J’ai eu le plaisir d’une boisson rafraîchissante, ou d’un goût nouveau ; mais je n’ai pas envie d’aller plus loin. Du fait des sensations physiques (pas tummy friendly..) et psychiques que trop d’alcool entraîne ; et parce-que je n’en ai pas besoin pour m’amuser.  Je préfère garder les pieds sur terre et boire du thé.

Par exemple, je ne me verrai pas payer un pass 3 jours aux Vieilles Charrues, et passer l’intégralité du festival bourrée, incapable d’apprécier les concerts.
Bien sûr, il y a là convivialité, partage et gaieté pour ceux qui le vivent.
Mais les moments les plus précieux et conviviaux sont pour moi ceux où j’avais toute ma tête, pour pouvoir discuter, échanger, danser, apprécier avec discernement.

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Je ne sais pas trop comment le rapport à l’alcool, et donc à ceux qui ne boivent pas, va évoluer. En tant que trentenaire, serai-je toujours aussi marginale, comme une curiosité décalée ?
Au fond, qui cela gêne-t-il que je ne boive pas, si c’est ma façon d’apprécier ? Tout ce qui pourrait être gênant, c’est si l’on me forçait à faire quelque chose dont je n’ai pas envie.

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Non-consommation d’alcool, végétarisme, végétalisme : tous ces choix et inclinaisons naturelles a-normaux, a-nomaux n’en appellent qu’à un seul concept : la tolérance envers les souscriptions d’autrui. En quoi est-ce problématique pour l’un, que l’autre soit végétarien ou ne suive pas la norme en termes d’alcool ?
Cette singularité est dérangeante car elle s’écarte de la normalité, de l’évidence, de ce à quoi l’on souscrit sans peut-être réfléchir, simplement parce-que c’est comme ça qu’on fait, la société est basée sur ces canons et faire un pas de côté serait risqué en termes de convenance et d’acceptation sociales.
Je ne dis pas que boire c’est faire le choix de l’absorption passive ; et faire un pas de côté serait le choix actif. Je dis simplement qu’étant un choix parmi  d’autres, de surcroît sans nocivité pour personne, il mérite et exige d’être respecté avec bienveillance -voire indifférence si la compréhension échappe- mais sans dénigrement et condescendance.

Est-ce que je méprise ceux qui n’aiment pas le thé, moi ? 😉

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Comme vous pouvez l’imaginer, la bière sans alcool a parfois été pour moi une pétillante alternative à sa version alcoolisée. Le goût de la bière ne me déplaisant pas, je suis plus sereine à boire quelque chose qui ne me fera pas voir des éléphants en tutus violets, même si peut ça rester compliqué au niveau du confort intestinal.
J’ai découvert la bière sans gluten chez un ami parisien, au moment où je commençais juste à entendre parler des sensibilités au gluten. Comme je ne suis pas une experte en bière, je n’ai pas trouvé le goût si différent d’une bière « avec ». La bière d’épeautre n’est pas sans gluten, mais elle en contient moins et de meilleure qualité.

Une bière bio, sans alcool, à l’épeautre : n’achetant jamais de bière, j’ai pu être bobo sans scrupules ! 😉

Enthousiasmée par le rendu de l’eau pétillante dans mes galettes de pois chiches au laurier, j’ai voulu tester l’association d’une autre farine de légumineuse, avec une autre boisson à bulles !
Pour obtenir de la farine d’azukis, j’ai simplement mixé finement des flocons d’azukis.

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fenouil Erbie
Vous aurez donc besoin de :

  • 90gr de farine d’azukis
  • 30r de farine de pois chiches
  • 30gr de farine de lupin
  • 1 belle cc de bicarbonate
  • 1 cc de sel
  • 19cL de bière d’épeautre sans alcool
  • 5cL d’eau
  • 2cc de graines de fenouil
  • Garnitures facultatives : éclats de noisettes torréfiées ; fèves ; zestes d’agrumes

Versez les 5cL d’eau dans une casserole, avec les graines de fenouil. Portez à légère ébullition quelques minutes, puis laissez infuser.

Versez la bière dans le verre doseur, et laissez la mousse se dissiper

Pendant ce temps, dans un saladier, mélangez les farines, le sel, et le bicarbonate.

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« farine » d’azukis
Filtrez la décoction de fenouil, n’hésitez pas à conserver les graines.

Formez un puits dans le mélange sec, et versez la bière, puis la décoction de fenouil.

Mélangez et fluidifiez à l’aide d’une fourchette.

Sur une poêle chauffée et huilée (ici à l’huile de noix), déposez des louches de pâte et laissez cuire quelques minutes de chaque côté.

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Dégustez ces galettes encore chaudes, ou refroidies avec une salade !

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Pensées feuillues

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2 réflexions sur “Galettes aromatiques azukis – fenouil à la bière (vegan)

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