Etre un jeune a-normalement normé (donc?) a-normal + THE recette de muffins vegan pomme-coco-cannelle

L’on vit dans une société dans laquelle la norme est omniprésente or (donc?) la jeunesse marque le temps d’une relative insouciance : spontanée dans l’enfance, et affirmée à l’adolescence.

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Autour de moi, une jeunesse normale parait rimer avec débridée : erreurs et dérapages forgeant la personnalité ; voire avec rébellion contre l’ordre établi, pour construire dans le dés-ordre, son ordre individuel.
Ou du moins conformer son ordre au dés-ordre socialement acceptable, la « norme » parmi ses pairs.

Ordre : disposition structurée, organisée selon certains principes

J’étais sans doute comme une chaussette orpheline, qui s’est détachée de ses pair-e-s à l’âge où celles-ci se construisent encore plus en groupe ; parce-qu’elle ne s’y reconnaissait pas, son imprimé et sa matière différaient.

En effet, au lieu d’être débridée, j’étais cadrée. Au lieu d’aller en soirée, j’étais « rentrée »

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Etant à la marge, je me sentais marginale de transcrire mon anxiété en normes ; face à d’autres, supposés être mes semblables, qui tentaient de dépasser leur angoisse existentielle par l’abolition -partielle- des règles imposées de l’extérieur.

Norme : ce qui doit être… ; ou ce qui est conforme à la majorité des cas...(Le Robert)

Je n’ai peut-être pas eu « besoin » de me rebeller contre l’institution symbole d’autorité : le cadre familial ; parce-que j’évolue dans un foyer humainement relativement sain, dans lequel les normes ne me sont pas répétées à un volume sonore élevé, mais respectées parce-que presque implicites, dans un milieu bienveillant. J’ai eu des phases d’intolérance et d’irrespect, mais était-ce vraiment cette fameuse « crise » d’adolescence?

Crise : perturbation, rupture ; tension, conflit.
Non je n’ai pas « rompu »

J’étais libre de me construire comme je le souhaitais, mais je ne me suis paradoxalement pas infiltrée dans la brèche pour forger ma personnalité à travers toutes sortes d’expériences aussi communes qu’extrêmes.

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J’ai, comme d’autres, intériorisé mes souffrances, cadré mes angoisses, et ne le suis pas intégrée à la norme majoritaire débridée ; tout en peinant, comme beaucoup, à savoir qui j’étais, ce que « moi-même » signifiait.

Moi :  ce qui constitue l’individualité, la personnalité

Et bien sûr on souffre de normes ses souffrances et angoisses, comme on souffre d’être différent en tous pans de la vie sociale..Sauf quand la différence est érigée en « hype », donc en tendance à suivre pour être…dans la norme.

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Se construit-on de façon plus équilibrée en extériorisant son anxiété, en tentant de la dépasser le temps d’une soirée, voire de beuveries répétées?
Ou en ne connaissant pas de rupture, en restant constant, sans vagues, et en normant l’angoisse de l’existence?
Je m’abstiendrai de comparer des constructions individuelles et divers chemins de vie, ce qui serait déplacé et vide. Toujours est-il que se construire est délicat, douloureux et incertain; et que l’adolescence reste pour quiconque une période fragile.
Et parfois, le jeune étant déboussolé, à la recherche de repères, et de références normales, il est décontenancé devant ses semblables qui se construisent différemment, venant à le considérer avec dédain ou moquerie. Chacun connait des phases à vide durant sa construction individuelle ; nul besoin de rajouter la souffrance du dédain et de la déconsidération, juste parce-qu’on norme et cadre ses souffrances au lieu de les arroser d’alcool.

Différence : ce qui distingue…mais aussi tout simplement « variante« .

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Vous le savez, j’aime circonscrire les saveurs de saison. Mais je trouve la pomme intemporelle…par sa variété, son croquant, sa fraicheur.

Dans cette recette de muffins, vous pouvez ajouter des dés de pomme fondants ; mais je l’avais en fait réalisée pour finir de la gelée de pommes qui risquait de perdre.
Et quel délice ! Je suis tous les jours émerveillée par la gourmandise des recettes anti-gaspi !

Vous pouvez décliner cette recette pour toutes sortes de gelées/confitures de fruits : confiture de fraise-basilic ou citron vert; confiture d’abricot-pistache, etc..

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Vous aurez donc besoin de :

*100gr de farine bise
*70gr de farine d’épeautre
*30gr de farine de coco
*10gr (un sachet) de poudre à lever
*50gr d’huile de coco
*200mL de lait végétal (ici riz vanille)
*100gr de gelée de pomme (ou autre fruit)
*8 gouttes d’extrait naturel de vanille
*1 à 2 CS de cannelle
*1cc de sel

Dans le pot de confiture, versez l’huile de coco, le « lait » végétal et la vanille, et faites fondre le tout à la vapeur.

Préchauffez le four (190°C avec mon four)

Dans un saladier, mélangez les farines tamisées avec la levure ; la poudre à lever et la cannelle

Formez un puits et versez-y le mélange liquide

Mélangez bien avec une cuillère en bois, puis répartissez ce mélange souple et homogène dans vos moules à muffins

Léchez le saladier 

Enfournez pour 25 minutes !

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Dégustez encore tiède 🙂

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Pensées feuillues

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(Thé des anges Les Jardins de Gaïa)

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4 réflexions sur “Etre un jeune a-normalement normé (donc?) a-normal + THE recette de muffins vegan pomme-coco-cannelle

  1. J’ai bien aimé ton message ! Je me reconnais dans ce texte , adolescente , je n’ai pas eu d’amis , toujours seule car je sortais de la norme ( les garçons ne m’intéressait pas le maquillage, l’alcool , les soirées en boite non plus , je n’ai pas fait de crise d’adolescente ) . j’ai eu le droit a des moqueries du coup, j’ai perdu confiance en moi ! J’ai essayé de changer , de me rapprocher des autres ! Mais leur conversation ne m’intéressait pas , je n’y arrivais pas ,je préférais rester seule ! Aujourd’hui j’ai trouvé des gens avec les même centre d’intérêt que moi ,mais j’ai toujours du mal à aller vers les autres ,et je préfère de loin rester seule ! je suis peut être anormale !

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    1. Ce sont des comportements a-normaux, dans le sens où ils font un pas de côté, et ne se retrouvent pas dans la norme, en effet ; mais le principal est que chacun se sente bien dans sa peau, et ne se trahisse pas en suivant les autres. Mais effectivement, les jeunes peuvent être très mauvais et se moquer de ceux dont ils ne comprennent pas le comportement. Donc on est isolé et on se remet en question. C’est très dur. Mais comme tu dis, je pense que -même si on reste solitaire, réservé, a-normal- avec les années, et une fois que l’adolescence est passée, on peut plus facilement trouver d’autres personnes qui sont « comme nous parce-que pas comme les autres^^ ». Mais on apprend à préférer la solitude quand les « trips » des autres ne nous font pas rire, voire nous mettent mal à l’aise; et qu’on a été habitué-e- à se faire rallier pour sa différence ! C’est dommage parce-que différence rime avec tolérance 😉

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