« Etre acceptée comme je suis » ? + Gâteaux d’or chocolat – Earl Grey (vegan)

Bonjour pop stars gourmandes !

C’est drôle comme des paroles que l’on fredonnait sans y réfléchir, car ancrées dans la culture populaire, sont révélatrices de nos paradoxes…

img_29521

On nous enjoint aujourd’hui à nous sentir « ourselves » alors que l’on baigne dans un environnement qui nous rend incertains et nous fait douter, par l’injonction implicite à se comparer constamment aux autres et dévier de la norme, uniquement dans la limite du socialement acceptable.

img_29171

Des pubs axées sur l’apparence physique placent la différence comme valeur de démarcation branchée, et non plus marginale. Et affirmer une (sa?) différence finit par devenir la norme, ce qui dissout son essence.

Etre acceptée, comme je suis 

On veut tout autant s’affirmer comme individu unique, assumant sa différence ; qu’être accepté par les Autres, nos pairs ou la société, qui elle seule légitimerait ce pas de côté par son approbation.
Comme si cette différence était assumée, si et seulement si le corps social de référence l’approuvait. Et non uniquement parce-que l’individu lui-même l’assumerait. Certains sont d’emblée assez solides et ancrés pour s’assumer et affirmer ses convictions, sans appréhension du jugement d’autrui.

img_29531

J’ai quasiment toujours été « différente », pas dans la norme : et loin d’être une force à valoriser, comme voulait me rassurer ma famille, ce fut longtemps une faiblesse, source de souffrances.

Et à présent, ce n’est que dans des contextes précis et circonscrits, que j’ose affirmer certaines choses qui me caractérisent (comme mon choix d’alimentation), au lieu de le cacher ou le dévoyer. Par exemple -peut-être m’ont-ils jugée en leur for intérieur- mais je me suis sentie assez à l’aise avec ma nouvelle classe, pour, pour la première fois, dire que j’évitais toute consommation de produit animal. J’ai osé, devant d’Autres, affirmer que je tendais vers le végétalisme, avec  nuances car je déteste les étiquettes. Et l’absence de jugement réprobateur ou d’incompréhension intolérante en retour, m’a permis de me sentir, en moi-même, légitimée. Ce qui me différenciait n’a plus été source de honte, mais entériné pleinement en moi, car ça n’a pas été désapprouvé par l’extérieur, voire compris car une forte proportion de la classe est sensibilisées aux questions d’environnement et d’éthique.

img_29221

Je fais partie des gens qui ont besoin de se sentir en confiance, voire acceptés/approuvés, pour oser être soi-même, se dévoiler, légitimer en retour sa façon d’être. Certaines personnes me font fondamentalement douter, et me mettent en situation de ne m’accepter comme je suis, que si eux-même ne mésestiment pas.

Je parviens à me détacher de cette jauge du regard des Autres, et des autres en général. Mais ces injonctions sociales, nous concernant tous, conditionnant l’acceptation  de la différence à certains critères, et valorisant l’originalité comme énième source de « hype », sont déstabilisantes.
Alors que nos désirs sont déja paradoxaux, comme l’illustrent ces paroles 

Qu’en pensez-vous ?

 

 

*

 

img_29531

 

Assez réfléchi, place au Yummy !

Ce matin je suis allée au marché..période de transition végétale où les pastèques et le basilic côtoient le potimarron et les pâtissons.
Entre autres courges, j’ai acheté des boules d’or, que j’ai choisi de cuisiner en version sucrée.

img_28951

Ça faisait un moment que je souhaitais faire un gâteau chocolat-Earl Grey, et le fondant sucré de la courge pomme d’or m’a permis de le faire sans matière grasse et avec encore plus d’originalité en bouche !

Pour une petite dizaine de moelleux, il vous faut :

100gr de farine d’épeautre
100gr de farine de riz complet
10gr de poudre à lever
40gr de sucre (plus selon vos goûts et le type de sucre)
2 belles CS de cacao
2 courges pommes d’or (200gr de chair)
20cL de thé Earl Grey (ici fleurs bleues Destination Bio)
10gouttes d’extrait naturel de vanille
1 pincée de poivre (facultatif : ou sel)

img_29241

Ouvrez les courges en deux et faites les cuire à la vapeur.

Préchauffez votre four à 200°C

Dans un saladier, mélangez les farines tamisées, la poudre à lever, le poivre, le cacao et le sucre.

Formez un puits et versez le thé et la vanille.

Une fois les pommes d’or fondantes, ôtez-en les graines et récupérez la chair. Ajoutez-la dans le saladier.

Mélangez bien afin d’obtenir une texture crémeuse.

 

Versez dans les coques des courges et/ou dans des moules

Enfournez pour 15 à 20 minutes selon votre four.

img_29521

 

Conservez les gâteaux au frais dans les 2-3 jours qui suivent

Bon appétit !

 

img_29251

(Mon avis Goodreads  :

L’orgueil est insondable. L’humilité tâtonne.

« Ce n’est qu’une formalité ».

Catherine Cusset manie dans ce livre la monotonie et l’intensité, avec autant d’habileté acide que la
haine et l’amour au fil de son oeuvre.

La haine, la famille, l’amour, l’avenir.
Etre.

Je ne sais en fait que penser de ce livre, tant sa lecture a été contrastée pour moi.

Catherine Cusset joue avec nous : des phrases sèches et brutes, voire monotones ; pour dépeindre des montagnes russes existentielles et sentimentales ; un récit rectiligne pour retracer la vie éparpillée d’un homme intense.
Éparpillée mais régulière ; aux tourbillons prévisibles car cycliques.
Et une écriture riche, mais plate dont l’auteure se fait l’écho conscient par la voix réprobatrice de Thomas, lecteur de Catherine..tandis que nous sommes lecteurs circonspects de Thomas à travers elle.
Un récit cyclique dont l’auteure est consciente maison dont la prévisibilité n’en est pas moins lassante. Éternel recommencement dont on comprend la raison à la fin du livre. Mais cela explique-t-il (justifie-t-il!) tout?
Car la question est de savoir à quel point ce roman est tiré de faits réels, si la vie de Thomas était telle quelle, saisonnièrement faite de hauts et de bas, d’orgueil aussi gonflé que déçu. Ce qui transformerait la lassitude d’un lecteur , en consternation humaine face à quelque chose de plus fort que la volonté, d’insaisissable et de dévastateur.

La rentrée littéraire est bien placée sous le signe de la mort.

La vie n’est qu’une formalité..? Alors comment la remplit-on?

Catherine Cusset propose une lecture qui donnent une impression rectiligne et monocorde, alors qu’on réalise qu’elle nous a finement amené très loin -émotionnellement, intellectuellement temporellement, spatialement.

C’est au début du chapitre V que mon ventre s’est retourné et noué. En quelques pages, j’ai connu de l’angoisse, de la réflexivité, du chagrin, du fait de réminiscences personnelles face à cette analyse fine de la sournoiserie accablante de la dépression.
Puis de la colère en interprétant que le cycle des humeurs ne serait qu’une question de saison..

Le jeune Thomas appréciait-il vraiment la vie?
Intensité rime-t-elle avec épanouissement?
Foisonnement culturel et existentiel rime-t-il avec accomplissement? )

 

*

Pensées feuillues

 

Ce diaporama nécessite JavaScript.

Publicités

2 réflexions sur “« Etre acceptée comme je suis » ? + Gâteaux d’or chocolat – Earl Grey (vegan)

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s