« Le Tour du Monde végane »; ou le bénéfice de clarifier ses besoins et ses envies

Bonjour délicates fleurs de chou !

img_4431

Aujourd’hui je tenais à vous parler du livre de Lindsay S.Nixon, « Le tour du Monde végane », paru aux Editions l’Age d’Homme le jour de mon N’anniversaire ; et je peux vous dire que c’est un beau cadeau !
Une de mes plus belles découvertes de cette année en termes de livres de cuisine, dans le sens où les recettes que propose l’auteure globe-trotteuse correspondent, dans leur composition, à ma façon de cuisiner et m’alimenter ; et que, dans leur esprit, elles m’ont fait voyager, moi qui n’en ai pas l’occasion !

img_4422

Pour revenir à sa date de parution : les anniversaires, traditionnellement célébrés par des cadeaux (matériels ou non), posent la question du besoin et de l’envie.

img_44341

Depuis que j’ai ouvert ma cuisine au végétal, mon esprit à la tolérance (Ooom Shantiii), et encore plus qu’avant, mes actes à la lucidité durable, j’ai clarifié ce rapport besoin/envie.
Je ne suis pas minimaliste, je reste matérialiste : je suis attachée à ma vaisselle, mes théières, mes livres, mes souvenirs matériels, mes vêtements…

img_4419

Mais, contrairement à avant, aucun objet ne m’est superflu, aucun acte de consommation n’est une pulsion irraisonnée. Cela m’arrive encore d’avoir des envies de consommation qui révolteraient les défenseurs du minimalisme, mais ça reste toujours raisonnable et justifié (comme des lots économiques de produits que j’utilise au quotidien).

img_44421

Avant, lors de ces pulsions d’insatisfaction (mais elles-mêmes insatisfaisantes) j’achetais des choses dont je n’aurai pas l’utilité, et de surcroît en trop grande quantité.

img_44371

Depuis ces presque deux ans, j’ai nettement ressenti la distinction entre mes envies et mes besoins, ou plutôt j’ai clarifié celles qui, dans mes envies, étaient raisonnées et justifiées parce-qu’utiles ; de mes envies uniquement justifiées par des pulsions de possession.

img_44391

Et ça fait du bien : au porte-monnaie, mais surtout à la tête : pouvoir se faire confiance dans ses achats, savoir que plus aucun ne sera irraisonné, et que même s’il est futile il sera utile.
Clarifier ses besoins, et donc son identité. Savoir dire non.

img_44381

Mon nouvel appartement, sans être du tout minimaliste, ne m’oppresse pas car ce qui m’entoure me correspond, constitue mon quotidien, ma personnalité. Personnalité que l’on commence à esquisser quand l’esprit se pose et que les besoins sont clarifiés.

img_44441

Donc plus de risque qu’à mon anniversaire, je divague ou demande des choses farfelues qui ne feraient que jeter de l’argent par les fenêtres (j’ai eu une bouilloire réglable !!!).

J’ai vraiment ressenti cette clarification bénéfique en devenant végéta*ienne : car ainsi on s’interroge sur ce qui nous entoure, ce qui compose notre assiette, notre quotidien, nos actes. On met sa consommation en perspective, et on la veut plus en cohérence avec nos valeurs.

img_4419

Du fait de ces pulsions de consommation, je n’avais pas pu mettre de l’argent de côté, ou économiser pour un voyage, satisfaction immatérielle mais tellement bénéfique !

img_44411

Donc « Le Tour du Monde végane » m’a permis de voyager, et ce suivant mes valeurs (le végétal) et en respectant les caprices de mon bidou (allégé en graisse).

Depuis le temps que j’attendais un livre de cuisine du monde, vegane, et que je puisse digérer !
En effet, si un pot de purée d’amande (le gros, hein) ne fait que quelques jours chez moi, je cuisine mes aliments avec très peu de gras (tout comme je ne les agrémente pas d’ail, d’oignon, de persillade, de poivrons…^^). Et encore, je mange de la purée d’oléagineux parce-que je suis addict, mon corps en réclame, mais le plaisir se paye souvent d’une digestion compliquée !

img_4422

Je tiens à préciser que si Lindsay S.Nixon n’affiche pas une image restrictive, le fait que les calories et détails nutritionnels soient affichés pour chaque recette ne me convient pas, personnellement.
Je sais que connaître le taux de lipides d’un plat est important pour certaines personnes dont la santé en dépend, mais le décompte des calories est vraiment quelque chose que je n’ai jamais pratiqué, pour me préserver, car j’espère ne jamais tomber dans cet engrenage, à mes yeux dévastateur.
De même, Lindsay et son mari ont dû choisir ce mode d’alimentation car ils ont eu des soucis de poids, mais j’ai été perplexe en lisant que, sachant que chaque aliment (comme les légumes) contient un peu de lipides, cela pouvait suffire. Certaines recettes ne sont pas notées « sans graisse » car elles contiennent plus d’un gramme de lipides, mais ce n’est pas pour autant qu’elles sont « grasses ».

img_4427

Je pense que ce que privilégie Lindsay Nixon, est d’éviter les sources de gras non bénéfiques pour la santé (laissez-moi mes purées de noix !!).

img_4424

De surcroit, pour lesdites raisons de digestion, ma manière de cuisiner se rapproche grandement de celle de Lindsay ; et ce qui m’importe dans ce livre est une cuisine décomplexée : décomplexée dans le sens où l’on a le « droit » de cuisiner sans trop de graisse (par choix ou nécessité) ; mais aussi décomplexée dans le sens où si l’on n’a pas besoin de compter les calories, évitons de se préoccuper si précisément de ces encadrés nutritionnels, pour privilégier le plaisir, le partage, et l’évasion des papilles !

Lindsay Nixon rend donc ici hommage à son végétalisme salutaire pour sa santé, et à son amour (besoin !) des voyages.
Les recettes aussi variées que les pays du globe, sont entrecoupées de petits reportages/témoignages centrés sur une ville que Lindsay a visité (Amsterdam, Grenade).

img_4431

Sincèrement, les recettes me donnent toutes envie, et ce livre est vraiment complet : sautés (pauvres en graisses !), plats, ragoûts, condiments, sauces (ketchup !), desserts (gâteau bundt !), boissons… Et si ce livre pourrait prolonger « A la française » de Sébastien Kardinal, car on retrouve bien sûr des recettes de France végétalisées (cassoulet, clafoutis !) ; le livre se clôt sur un chapitre consacré aux Etats-Unis : « pain de maïs et myrtilles façon muffin » sans graisse et tellement moelleux et aérien (photo) ; « pain aux lentilles » ; plats « cajun ».

img_44501

On trouve aussi bien des plats frais comme des salades, que comfy comme des currys ou ragoûts. Sur chaque recette sont donc précisés les valeurs nutritionnelles pour une portion ; mais aussi le pays d’origine, ce qui permet de replacer certains plats aujourd’hui mondialisés.

img_4423

Ce livre est tissé de rencontres, de partages, de découvertes ; de la richesse, l’ouverture et l’éclectisme du voyage ; le tout adapté par Lindsay Nixon, pour être en cohérence avec ses choix de vie.
Comme ces derniers me correspondent (végane, facile à digérer car pauvre en graisses, dépaysant, varié et accessible du fait de la facilité d’accès des produits), j’ai été sincèrement ravie à la lecture de ce livre.

img_44491

Le besoin de se faire plaisir avec respect ; l’envie de se régaler en voyageant !

img_4433

Quel plat vous a marqué lors de vos voyages ?

img_4416

Bon, allez, je vous laisse, mes papilles réclament des « Pasta e fagioli » !

 

img_4432

Pensées feuillues

 

img_44391

Ce diaporama nécessite JavaScript.

 

img_44341

img_4427

img_44451

img_4416

img_44441

img_4419

photos prises ce week-end à l’Île Tudy : j’espère que ce plein d’iode et de mer calme vous a ressourcé !

 

 

 

 

 

 

Publicités

13 réflexions sur “« Le Tour du Monde végane »; ou le bénéfice de clarifier ses besoins et ses envies

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s