{« Et à la fois, je savais que je n’étais pas magnifique » de J. Monnard }. « Parfois, il faut s’arrêter de réfléchir, sinon vous prendrez peur..

…Et si vous avez peur, vous n’osez rien ».

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Le hasard fait bien les choses…En ce week-end où je m’interrogeais sur la place relative de ces plaisirs que sont la lecture et la mode ; ma main a quelques heures plus tard, pioché ce livre dans ma bibliothèque.

 

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Ce premier roman de Jon Monnard qui confronte onirisme de l’imaginaire et réalité des faux-semblants du monde de la mode.

 

« A force de se sentir obligés d’être différents, ils s’imprégnaient les uns des autres; empruntant un même chemin qui finissait par se teinter de ridicule.
Au final, ils se ressemblaient tous« .

 

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L’auteur dépeint en effet cet univers de faste et de codes, avec l’amour des mots qui a sans doute porté sa formation de libraire.

Ainsi l’on suit Coska, étudiant rêveusement lettré, en marge des hypocrites diktats de l’apparence et supportant mal les perfides besoins d’appartenance de son école d’art.

« Il hait cette manie d’associer un individu à des actes qu’il faut revêtir pour remplir un devoir d’appartenance ».

 

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Enfin libéré du carcan oppressant de ces faux-semblants, il veut se consacrer à sa passion de la lecture, et surtout à son ambition d’écriture.

Une ambition que l’on sait aussi souvent passionnée que frustrée… Alors un de ces jours de vagues à l’âme, on lui parle d’un concours d’écriture sur la mode.

« La seule chose dont je suis persuadé, c’est qu’il est grand temps que vous fassiez quelque chose de votre vie, Monsieur Coska ».

 

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Lauréat, il est alors embauché par la prestigieuse marque de haute couture…et bascule dans ce nouveau monde.

Car bien que simple caution littéraire du prochain défilé, il va néanmoins s’imbiber du (non) rythme de vie de ces oiseaux de nuits aux ailes brûlées par les deux bouts.

Il devient ambassadeur de la marque, mais surtout « écrivain imposteur, faussement mondain ». Il est en effet lucide sur l’inconsistance de son rôle dans cette bulle où le paraître efface l’être.

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Et cette inconsistance se ressent dans le texte.

En effet, les plaisantes métaphores et la finesse d’observation du premier tiers du livre incarnent une percutante sagacité.

L’auteur mêle avec cynisme et clairvoyance : rêveries ambitieuses et hypocrisie de l’ambition faussée.

Mais j’ai trouvé le milieu du livre fait de longueurs et d’inconsistances. Certaines tournures sont alambiquées, sans que l’on sache s’il s’agit du style de l’auteur, ou au contraire d’un distante ironie quand à ce monde raillé.

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Une fois emporté dans ce tourbillon insensé, Coska vomit l’inanité de cette façade…et le trop plein d’alcool, sexe et autres drogues.

La dernière partie du livre conserve une certaine perspicacité, mais dans l’onirisme pointe souvent déjà la déraison.

Ainsi, les rêveries du début s’enflamment en démence,  pour une fin qui part en vrille, à l’image de Coska.
Fin tragique de tous les faire-valoir d’un univers de faux-semblants.

 

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Et vous mes plumes, avez-vous lu ce livre ? Ou d’autres romans mêlant monde de la mode & amour des mots ?

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