La liberté est un éternellement recommencement; Ou le besoin de s’affranchir des étiquettes

C’est à la fois une joie et un pincement au cœur de voir que des auteurs choisissent de s’affranchir des étiquettes dans le nom de leur blog ou dans leur contenu.

 

13715203_166576143746113_1488988102_n

.

En effet, depuis quelque temps, l’on remarque un nombre croissant de blogueuses s’étant fait connaitre sur un positionnement donné, et souhaitant s’en libérer, pour montrer -si besoin était- qu’elles ne se définissent pas que par un aspect de leur quotidien.
Le plus souvent étant bien sûr, leur alimentation.

Je pense par exemple à Myosotis & Galatée, affranchie de « Bee veggie »; ou Find and cherish, alias Vegantastic (deux chouettes blogs, filez y lire les articles si vous ne les connaissez pas z’encore ).

.

IMG_20170810_120404[1].jpg

.

Certes, les étiquettes modernisées sous formes de hashtags (#vegan #veggie, etc) permettent de se positionner, être référencé (et oui), s’affirmer. De surcroît, il se trouve que nous vivons dans un pays où la nourriture occupe une place relative importante. Dans le quotidien et dans les esprits.

Mais les étiquettes cantonnent, enferment et finissent pas occulter le fait que l’on n’est pas défini que par un aspect de ses choix. En l’occurrence par le fait d’opter pour une alimentation militante ou raisonnée.

Bien sûr, en choisissant un nom aussi large, je me prive de rencontres, de référencement, de partages, de visibilité.
Mais je me libère de toute étiquette, et suis libre d’évoluer comme je l’entends au sein de mon blog, car il ne m’enferme pas dans une seule définition de ma personne.

.

bty

.

Vous le savez, j’ai eu du mal à me plier aux hashtags à cause de ce morcellement d’identité, de cet émiettement d’actes, de cet enfermement moderne du soi.

Mais l’on s’y plie.

Et sans doute est-ce grâce à la notoriété acquise par le référencement permis par ces hashtags, que les auteur(e)s peuvent ensuite s’en affranchir.

.

13887092_1761997397403673_6229259906509753789_n

.

Mais n’oublions pas que les réseaux sociaux ne nous abreuvent que de ce dont on les nourrit.
Que les vies multiples qu’ils filtrent sont bien plus riches, imparfaites et insaisissables.

Vous le savez, je suis sensible aux éventuels reproches sur mes -humaines!- incohérences éthiques **; et je suis ainsi soulagée d’avoir choisi un nom qui me correspond pleinement, englobe ce que je suis, et ne peut être taxé d’incompatibilité entre des lettres et un contenu.

Mais je trouve désolant que des blogueuses/eurs soient victimes de reproches sur leur consommation soit-disant imparfaite; déversés par des esprits amers rongés par la rancœur et le vide.

Il est déjà dur d’être soi, et de s’écouter lorsque l’on choisit de rendre sa passion des mots et du partage public.
Et cela me fait beaucoup de peine de voir que des blogueuses/eurs en viennent à ne plus se reconnaître dans leur blog, désemparés, au sein de leur propre univers à cause de critiques ruinant toute confiance en soi et envie de faire des petits pas (#phrasedetroiskilomètres).

** Les preuves, cher Watson! :

 

bty

.

Alors quoi?
Tous les blogs actifs et volontaires devraient donc s’appeler « consommation responsable du 35 »?
Car dans responsable, il n’y a pas de cantonnement éthique ou d’enferment par étiquette ; mais juste une notion de mode de vie raisonné?
Je devrai changer de nom de famille car il veut dire Le Grand alors que je suis rikiki?

Ce besoin d’affranchissement qu’on ressenti ces blogueuses est donc à la fois triste quant à ce dont est capable la nature humaine. Et source de joie de les voir se libérer d’une étiquette qui n’était qu’un aspect de leur vie.

Car enfin, elles n’ont plus à faire ce que le morcellement du soi exigeait d’elles, ce que les followers attendaient d’elles ; prouver qu’elles illustraient leur bannière.

Car nous n’avons rien à prouver en étant blogueuses : il se trouve juste que, par amour du partage l’on rend public nos petits pas.
Par goût des mots, on échange des conseils, réflexions et recettes.
Par souci de ce(ux) qui nous entoure(nt), on partage certes des tranches de vie; mais non pour prouver ou se comparer; mais pour aider, rencontrer, s’enrichir d’autrui.

 

dav

 

Longue vie aux affranchies 😉

Publicités

Une réflexion sur “La liberté est un éternellement recommencement; Ou le besoin de s’affranchir des étiquettes

  1. C’est vrai que cet article tombe à pic ! On est pas mal en ce moment à avoir besoin de renouveau (la copine Julie de Sensitive & Colibri à aussi opéré ce changement il y’a quelques temps…)
    Quand j’ai ouvert le blog, je me suis un peu emballée et je n’ai pas vraiment réfléchi au fait que changer de nom est, disons le, tout un bordel ^^. je voulais parler de véganisme, alors j’ai choisi un nom en accord avec cela. Et puis, comme tu dis, en entrant dans le monde de la blogo, des hashtags etc… les étiquettes ont commencées à sérieusement me fatiguer… Pas celle que l’on nous donne, mais celles que l’on se met à soi même.

    Personnellement, je n’ai jamais eu d’attaques ou de remontrances quand à ma manière de fonctionner, de consommer mais c’est clair que ça peut être un facteur déclencheur quant à une telle prise de décision… Je croise les doigts pour que ça n’arrive jamais car comme toi, je suis une grande sensible 🙂

    En tout cas ton article fait du bien, et de mon côté je ne ressens aucune tristesse ou nostalgie face à ce changement. Je me sens plutôt comme une enfant à qui on aurais échangé sa vieille pâté à modeler contre une toute neuve et pleine de possibilités 😉

    A très vite ❤

    J'aime

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s