On sourit, c’est LuNdi ! Juste prix; « le jour d’avant » de Sorj Chalandon; « Mercy Mary Patty » ; et revue Web

 

Bonjour mes papillotes !

Mais c’est merveilleux..Il fait moche le jour de la rentrée !

Raison de plus pour s’attarder sur les bonheurs simples des jours passés 🍀

🍀🍀

IMG_20170828_081924_631

💼

 

Bon, moi j’ai fait ma rentrée il y a déjà une semaine : heureusement qu’on retrouvait les copains, parce-que sinon mes neurones auraient été encore moins motivés.

🌳

IMG_20170903_093353_096

🌳

Depuis quelques temps, en semaine de cours (je suis en alternance) nous logeons dans une maison bien plus agréable : maison de pierres en pleine campagne, araignée de la taille d’une souris, poules, lit tellement vermoulu qu’il cède sous notre poids, four pour cuisiner, potager, pas internet, possibilité de se balader en forêt dans les matins d’été 💛.

.

IMG_20170903_093339_241 (1)

😱

A l’occasion d’un de nos cours sur le consom-acheteur, j’ai posé la fameuse question qui me taraude ces derniers temps : quel est le prix juste?

« Celui que le consommateur est prêt à mettre »

Certes, mais en amont, comment est-il fixé?

Il doit y avoir concordance entre la représentation que l’on se fait de l’image du produit (bio, local, éthique, valeurs socio-environnementales) et ce que renvoie le prix.

Mais 8-9€ un kg de tomates, est-ce « juste » et éthique? (heureusement que le prof était conciliant..).

Bref, consentement à payer, représentation de valeurs, positionnement de la marque et du client… Je reste perplexe.

🍅

IMG_20170902_142702_812

🍅🥙🍅

Déjà, comparer enfin les prix pour cet article m’a fait prendre du recul.
Je gagne … ce que gagne un apprenti (libraire^^ et non un apprenti-banquier) et dois faire des économies pour : payer un voyage et mon permis.

Comme il n’y a que les imbéciles qui ne changent pas d’avis, et que pour certains produits bio & végétaliens de consommation courante, les plateformes @ propose des prix bien plus accessibles quand on est à pieds et avec un petit budget, je m’y approvisionnerai sans doute pour certains produits.

💰

IMG_20170830_100438_157
cette semaine hors de chez moi, m’a permis de tester ma « crème » à tout faire : huile de coco + aloe vera : top!

📖📖📖

Lectures

Sinon, cette semaine j’ai lu Mercy Mary Patty, le déroutant roman de Lola Lafon sur le procès de Patricia Hearst en particulier; et sur le choix et l’affranchissement en général.

 

View this post on Instagram

L'entrée dans le dernier #lolalafon fut ardue du fait de sa narration. Mais très vite, on est absorbé par ce livre réflexif sur le choix, l'émancipation, la responsabilité et l'embrigadement. Entre France et États-Unis des années #hippies, ces questionnements font d'ailleurs écho au dernier #ronrash que je viens de lire. Suite à l'enlèvement de l'héritière #patriciahearst par la SLA, Gene Neveva a pour tâche de prouver son irresponsabilité pour ces méfaits, du fait d'un lavage de cerveau par ses ravisseurs. Pour l'aider dans ce rapport qui la dépasse, l'Américaine embauche une étudiante à première vue étriquée, qui va pourtant ébranler ses certitudes d'universitaire «qui parle large». La narration déroutante nous happe dans ces réflexions sur l'affranchissement, la libre disposition de soi, la fragilité des certitudes et la lutte pour un "mieux". Les protagonistes sont incarnées et les «creux» de Violette très touchants.

A post shared by Mathilde🍀 Qu'on se le dise (@quonseledise) on

Je pense qu’il me faudra un peu de temps pour le « maturer ».

📖📖

IMG_20170903_093410_416

.

A suivi le roman de Sorj Chalandon toujours aussi youpi yeah, qui rejoint le Lola Lafon sur certaines thématiques. Le fragile besoin de justice, la complexité du choix, le besoin de se libérer de certaines chaînes.

Issu -voire extrait– des Houillères, Michel veut venger les 42 victimes officielles de la catastrophe du 27 décembre 1974.
Mais surtout, il est habité par la nécessité de venger son frère, mineur lui aussi, rongé par le grisou lui aussi, à la merci des éléments et du profit lui aussi… Mais non comptabilisé parmi les victimes officielles.

Michel fait de sa vie un tombeau; l’amertume envers la mine l’amène à brouiller fierté et vengeance, dignité et mausolée; fraternité et châtiment –le sien, celui de la mine?

Chalandon nous absorbe dans une spirale amère, nostalgique et justicière ; que j’ai cru rimer avec répétitions et longueurs de texte.
Mais c’est Sorj, voyons ! Il clôt donc son récit-couleur de suie sur une « révélation » qui, oui, nous amène à réfléchir sur la justice, le châtiment et la dignité.

 

 

 

 

 

 

Ce week-end, j’ai commencé Luwak de « Pierre Derbré » (le pseudo d’un auteur breton). Alma propose souvent des livres loufoques mais perspicaces : j’avais beaucoup aimé La baleine thébaïde !

D’ailleurs, dans les jours à venir, je voudrai lire Un funambule sur le sableLes fantômes du vieux paysLe camp des autres ; Ces rêves qu’on piétine, L’art de perdre, Imago, Éléphant, Gabrielle ou le jardin retrouvé... J’arrête je vais faire un burn-out.

📖

IMG_20170903_093814_203
Lagom : la juste mesure

📖📖

Antidote au blues :

J’ai reçu mes chaussures Minuit sur Terre : une marque végane pour laquelle j’avais participé au financement participatif il y a plusieurs mois ! Je ne m’attendais pas à les recevoir avant Septembre : elles sont superbes, non?

 

👣👣👣

 

IMG_20170903_093510_860
Canal de Nantes à Brest

 

Mais hier, pour se balader au bord du canal, j’étais plutôt en ballerines ^^

On était parties pour aller au Château de Trévarez, mais au détour d’une route, on s’est dit que ça faisait des années que l’on n’était pas venus profiter de ce chemin où l’on peut pique-niquer près de l’écluse, marcher des heures, faire pipi dans les orties.

🌳

IMG_20170903_093531_536

🌳

IMG_20170903_093553_553

🌳🌳🌳

 

Médias

🎬

IMG_20170903_203441_374

Cinéma : ça a secoué fort dans la tête, et serré fort dans le ventre

Je suis allée voir 120 battements par minutes, de Robin Campillo.
Je m’attendais à pleurer, mais pas à ce que ce film secoue autant de choses personnelles en moi.

Vous l’avez vu?

En revenant sur les combats d’ActUp, ce Grand Prix du Festival de Cannes questionne l’indifférence envers la souffrance des minorités, la mauvaise foi de leur prise en charge; mais révèle aussi les dissonances de vues au sein d’un même mouvement, d’une même association : les multiples voix qui se doivent de n’en former qu’une seule.

Prenant aux tripes, il illustre à quel point une vie trop courte est précieuse : dansons, vivons et collectionnons les petits bonheurs !

 

 

🎬🎬

 

Je m’investis beaucoup pour ce blog qui n’est pas du tout mon activité principale : n’hésitez pas à partager les articles qui vous touchent  😘 Merki et belle semaine !

 

IMG_20170903_210230_414
1er Septembre : le retour de la choupe, du chocolat chaud et des z’escargots (biscuits maison)

Une réflexion sur “On sourit, c’est LuNdi ! Juste prix; « le jour d’avant » de Sorj Chalandon; « Mercy Mary Patty » ; et revue Web

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s