#ColdWinterChallenge : Deep Winter de Samuel Gailey

Deep Winter, de Samuel Gailey chez Gallmeister

Depuis l’accident, Danny est différent.

Alors dans cette petite bourgade de Pennsylvanie, il est renié et humilié.

Il y a Sokowsky, petit maitre de l’humiliation, devenu shérif adjoint, qui a besoin d’un toutou pour ses magouilles sans scrupules : Carl qui se satisfait de cette soumission uniquement dans la mesure où elle lui a évité de faire partie des souffre-douleurs.
On choisit le camp qu’on peut.

Mindy, elle, n’a pas choisi.
Quadra insatisfaite, elle est pourtant respectueuse de chacun. Et surtout, elle est la seule qui est gentille avec Danny.

Alors pour son anniversaire, cet « homme enfant » aux doigts de fée, lui a sculpté un oiseau. Encore plus raffiné que les dizaines de sculptures sur bois qui trônent déjà dans sa modeste chambre, au-dessus du Wash & Dry.

Mais quand il arrive au mobil-home de Mindy, après avoir bravé le vent glacial, il la trouve assassinée.

Et Danny n’est pas seul sur place.

Baigné dans l’omniprésence de l’alcool, des bassesses de l’entre-soi, et des remises en question, ce polar débouche alors sur une traque éprouvante. Par la rigueur de l’hiver, et surtout l’apreté des cas de conscience.

Je n’ai pu m’empêcher de penser à Ma Reine, que je venais de lire; en découvrant cet homme différent et courageux, considéré par une femme qui, elle, allait instinctivement au-delà de l’étiquette d’ « attardé » pour s’arrêter sur des principes d’humanité.
Je me suis plus attachée à Shell (Ma Reine) car Danny est plus insaisissable, dans ce roman choral où il n’est pas seul à faire part de ses doutes.

Autour de lui, ont aussi voix au chapitre les officiels, les proches; ceux de la « ville » et ceux de la « campagne ».

L’enchaînement de drames non maitrisés qui tisse ce roman, est à l’image de ces protagonistes qui ont l’amère sensation que leur vie leur échappe.

C’est pourquoi, pour chacun, cette nuit de Novembre sera un tournant moral et existentiel.

Moi qui n’ai pas un penchant pour les polars trop macabres, cette « noirceur absolue sur le blanc de la neige » ne m’a pas dérangée (la fille sadique ^^) car ce premier roman est très bien mené.

Prenant, réflexif, avec ce qu’il faut de Nature Writing!

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