Revue WEB « Fin du Monde, fins de mois ». Pouvoir d’achat & écologie : contraintes de ressources et représentations

 

Bonjour mes patates douces !

Je vous souhaite une très belle année ! 🌿

En ce début de mois, je vous propose une revue Web qui s’intéresse aux fins de mois.
Et plus particulièrement, à leur articulation délicate avec la crise climatique : la désormais proverbiale dichotomie entre fin du Monde et fin du mois.

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Définition de dichotomie : opposition binaire d’éléments abstraits complémentaires

J’emploie à dessein dichotomie; non pas parce-que je veux affirmer que ces deux problématiques ne peuvent par essence se rejoindre ; mais parce-qu’elles ont été opposées dans les médias (j’entends par là tous les canaux de communication), de manière binaire.

Donc il m’a paru intéressant, voire nécessaire, de prendre du recul sur ces enjeux essentiels; perceptibles bien avant qu’on en fasse une petite phrase à haut potentiel politico-médiatique.

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Ces baguettes magiques réconcilieront-elles deux parties aux aspirations légitimes? …

Bien sûr, ni dans les choix de contenus, ni dans les postulats -qui pourtant articulent tout (in)justices socio-économique et climatique- cette sélection ne répond aux injustices que sont les privilèges des firmes, la pression qu’elles font peser sur les décisions étatiques, les niches fiscales socio-écologiquement « incohérentes » (…), et autres réformettes court-termistes.

Bref, les ̶v̶r̶a̶i̶e̶s̶ grandes questions.

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Voici donc des articles, émissions ou prises de position permettant de réfléchir à l’articulation entre pouvoir d’achat et pouvoir d’agir :

🔸 Cet article de Reporterre sous forme d’entretien, repose le contexte d’émergence de la « levée de boucliers » d’une partie de la population.
Qui ressent un « sentiment de déclassement et d’injustice dans des territoires où l’on n’a pas les mêmes accès à l’emploi et aux services ».
C’est donc  » un débat sur les moyens de vie, le sentiment de déclassement, et le coût de la mobilité contrainte », cette dernière participant de la hausse des dépenses contraintes, dont le logement.
D’où « un reste à vivre insuffisant qui nourrit beaucoup de frustrations« .  *

 

*EDIT  : cette émission  très intéressante, dans laquelle JC Daumas plaide pour une écologisation qui passera par « l’égalité d’accès à la transition », comme il y a eu démocratisation d’une consommation…aujourd’hui ravageuse.

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🔸L’illusion d’un « monde fini pas cher »
Ensuite, cette  émission de 28 Minutes, où il est rappelé que la transition écologique nécessitée, fait peser une contrainte incontestable sur le pouvoir d’achat des ménages. Or ce pouvoir d’achat n’est pas durable écologiquement ni viable soci(ét)alement.

Fin du monde, fin du mois : ce serait surtout à la fin de ce mo(n)de de fonctionnement  qu’il faudrait penser. Quel est ce pouvoir qui nous permet d’acheter pour moins cher des choses dont nous n’avons pas besoin, dont les ressources nécessitées et la durée de vie sont finies, et qui exploitent les hommes et la planète?

Rationaliser notre consommation permet d’intégrer les limites de la planète aux choix que l’on fait; mais également de prendre le temps de s’interroger sur les nôtres : quelles sont nos aspirations, nos réels besoins, nos valeurs?

Et selon ces choix et contraintes, quels accompagnements sociaux et environnementaux mettre en oeuvre? (Le soulèvement populaire de la fin d’année étant lié entre autres à l’absence d’accompagnement d’une nouvelle taxation).
La transition écologique est-elle abordée avec mépris ou déni?

C’est ce dont débattent Pascal CanfinBenjamin Amar et Laure Noualhat (avec « amour et paix »…).

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🔸Tensions entre contraintes de ressources matérielles et environnementales : quels choix, quel partage?
Dans cet autre replay de 28minutes (plus ancien : il est presque drôle de voir comment est présenté le sujet des futurs Gilets Jaunes), les invités posent que s’il faut changer de modèle, les changements induits pèsent sur les plus modestes (alors que les plus riches sont les plus pollueurs) ; et ce sans coordination inter-étatiques (faut pas rêver non plus!).

 

 

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🔸Quelles politiques publiques pour un changement de modèle nécessaire?
Dans cet entretien
, Pascal Canfin (WWF) rappelle que l’écueil n’est pas tant la fiscalité écologique, que sa redistribution : une trop faible part (pour rester polie) de la taxation environnementale sert in fine à financer la transition écologique elle-même, ou l’accompagnement vers des alternatives.
Ce qui amplifie (et justifie) le sentiment d’injustice sociale.

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🔸 « Le pauvre écolo ça existe »

J’ai trouvé cet article intéressant quant à l’articulation entre écologie et social, dans ses déclinaisons humaines (lien social), pratiques, économiques et de représentations.

Sarah Roubato recontextualise la « fausse opposition » et présente des individus dont les choix et contraintes de vie (dont certains aspects restent marginaux dans la société) concilient écologie et économies.
L’on constate que la contrainte économique peut amener à faire des choix respectueux de ce(ux) qui nous entoure(nt) (les simples méthodes « d’avant », et le bon sens écolonomique qui se refuse à gaspiller ou payer trop cher des produits nocifs); et réciproquement : les valeurs écologiques peuvent conduire à des choix de vie moins dispendieux.

« La richesse et la pauvreté ne sont pas des modes de vie. Ce sont des territoires qui délimitent l’espace au sein duquel nous faisons des choix et où nous ordonnons nos priorités. Ce qui définit notre mode de vie, c’est un rapport au monde, forgé par des valeurs, des priorités, des choix »..

Il s’agit donc là, bien plus que d’une opposition binaire, de choix alternatifs : dans le sens « vivre autrement » que la majorité; et d’une manière consciente, « slow », « raisonnée » (comme manger des produits variés, plus intéressants nutritionnellement, et en petites quantités : « éléments étrangers au principe de la consommation, qui nous encourage à manger peu varié et en grosse quantité »).

Et ce dans un département dont l’on taxerait difficilement les habitants de bobos conscientisés, quand 18.5% vit sous le seuil de pauvreté…
…Même si la nuance est bien sûr plus subtile entre boboitude et pouvoir d’achat 😏

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Délocalisation des émissions et tour du Monde des pollutions. Pourquoi privilégier les biens aux cycles de production locaux ? Parce-que : «La ↗️ des émissions attribuable à la production dans les pays en développement, de biens consommés dans les pays industrialisés, s'avère 6 fois plus importante que la ↘️ des émissions observée dans ces derniers pays », pose #naomiklein dans son ouvrage #toutpeutchanger, ajoutant que : "L'Occident" a donc "réclamé l'adoption d'un mode de développement fondé sur les exportations ; pour alimenter, sur l'autel de la #surconsommation , cette déesse qu'est la croissance économique » Cette forme de mondialisation est une des causes de la crise du climat. C'est pour cela qu'en 2018, le @defi_riendeneuf a posé les fondations de choix à poursuivre en 2019, en favorisant le réemploi, l'économie circulaire, les achats d'occasion (comme ce pantalon 💜) ou les alternatives à l'achat (réparation, emprunt : autant d'options locales qui évitent à son électroménager de faire 3 fois le tour de la 🌍)! 😉 #riendeneuf #riendeneufen2018 #defiriendeneuf #economiecirculaire #consommerlocal #riendeneufen2019 #economielocale #preservationdesressources #ademe #preservationdelenvironnement

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Le défi rien de neuf, ou comment concilier écologie et économies 😉

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🔸 L’appel du Pape  (oui j’ai osé.)
Quitte à questionner les représentations du monde, autant pousser le bouchon jusqu’aux croyances religieuses?
Nope !
Mais -bien que n’étant pas croyante- je me suis dit en entendant l’homélie de Noël du Pape aux infos, que l’on ne pouvait pas négliger un message dénonçant la « voracité consumériste », qui a touché des millions de personnes.

Car raisonner sa consommation ne tient pas seulement du souci écologique, mais aussi d’une éthique humaine.

Au-delà des considérations religieuses, le Pape dans ce message utilise un autre canal de compassion et de souci de l’environnement pour alerter sur les injustices de l’esprit consumériste, et les ravages de la surconsommation.

EDIT : Fin du  monde, fin du mois : le retour [après la crise du coronavirus]?
« Cette crise du coronavirus n’a pas fait de nouveaux convertis.
C’est qu’il faut avoir l’esprit disponible pour entrer en transition.
L’urgence économique et écologique n’a(ura) pas la même réalité pour tout le monde ».

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🔸 Et finissons sur une note plus pratique et gourmande, avec les astuces de La petite Okara pour manger vegan et pas cher : que j’ai choisi d’inclure à cette sélection, car son bons sens écolonomique est applicable à tous les régimes alimentaires !

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🔸Enfin, parole aux ex-pertes :

 

Et belle fin de semaine !😁

Je partage également des articles et émissions sur Twitter et en story Instagram !


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