Alimentation durable, écolonomies, mobilité douce, défi rien de neuf : l’intérêt des défis pour comprendre et agir.

Bonjour mes courgettes !

Souvent, devant l’ampleur d’une tâche à accomplir ou la la gravité d’une situation, le désemparement ouvre la porte au découragement plutôt qu’à l’action.
Parce-que, quel premier pas choisir face à la montagne à gravir ?
Pour quelle porte d’entrée opter devant ce dédale de « Il faudrait »?

La situation écologique est bien sûr un exemple de constat critique dont la gravité nous accable, où au colibrisme repond  l’«à quoi bon », quand un enjeu collectif pèse sur la responsabilité individuelle.

Dans ces phases à vide où l’on a la volonté et les raisons impérieuses d’agir, sans savoir comment ou par quel bout commencer, les défis peuvent être d’une grande aide.

Car ils ont ceci de précieux qu’ils nous engagent vis à vis de nous-mêmes, sans être seuls; de voir la dynamique collective de nos actions individuelles, et les résultats signifiants de petits gestes accumulés.

Un challenge individuel pour un défi collectif.
Quand je présente le défi Rien de neuf ou Cool Food, j’insiste sur le fait qu’ils n’ont rien de moralisateurs ou culpabilisant, car on ne s’engage pas vis-à-vis des initiateurs ou d’une police écolo, mais envers soi-même.
On s’engage vis-à-vis de soi à se stimuler pour faire mieux dans un domaine, avec le soutien concret ou symbolique d’une communauté.
L’élan collectif permet en effet de profiter des ressources des initiateurs et participants pour comprendre ce qui doit nous encourager à agir, des conseils de chacun en cas de doutes, et de la motivation apportée par le fait de ne pas être seule(e) à se lancer.

Les défis ont souvent des initiateurs qui connaissent le sujet, et fournissent donc des outils et pistes d’action : sites, plateformes, documentations ; données étayées, conseils pratiques, retours d’expérience et échanges d’astuces…

Avec cette aide humaine et matérielle, l’action paraît bien moins difficile à accomplir, car l’accompagnement outille les individus pour initier les premiers pas et les faire progresser vers des actions de plus en plus fortes et durables.
Ce qui permet en tant qu’individu membre d’une communauté dynamique, d’être acteur d’un enjeu collectif.

Une forme ludique pour agir face à un problème grave
Le défi peut se présenter comme un jeu, à relever seul entre amis ou en famille, avec des gratifications concrètes ou symboliques.
Cet attrait ludique et participatif permet d’opposer une action stimulante et concrète au potentiel anxiogène d’une situation critique.
Et l’esprit plaisant du jeu permet de ne pas voir l’objectif comme une punition à subir, mais une action à laquelle on participe.
Et l’inventivité est de mise pour (se) motiver à atteindre des objectifs et avoir envie d’aller plus loin !

La force des  « petits gestes  » additionnés
Eh non, opter pour des pailles en inox, faire le « bon geste » de tri ou arrêter d’acheter des soins contenant des micro-billes ne vas pas renverser la tendance de la pollution (faire pipi sous la douche ne va pas « changer de paradigme », comme aiment à le dire les experts médiatisés) quand on sait que 60% de la pollution plastique océanique provient de 5 pays d’Asie du Sud-Est, et que les pays d’Asie ou d’Afrique n’ayant souvent pas les infrastructures pour gérer (nos et leurs) déchets, ceux-ci se retrouvent dans la nature.

Mais si chacun adoptait 10 gestes forts (mobilité douce, réduction des déchets, alimentation végétarienne, limitation des achats neufs), les émissions de CO² diminueraient (que? déjà?) de 25%*.

Et si chacun limitait drastiquement la surconsommation de produits importés dont la fabrication, la production, l’acheminement, la distribution ont requis beaucoup de ressources, imaginez-vous la réduction de la pollution (transport par bateaux) et les ressources préservées?
Si chacun limitait drastiquement sa consommation de viande :l’impact environnemental serait énorme (animaux et ressources préservés, moins de rejets polluants (méthane, azote minéral, pollution des sols par les pesticides, des eaux par les nitrates), moins d’énergie consommé, de GES émis (élevage, fabrication, conditionnement, transport, distribution) !

La plupart des défis incluent un compteur en temps réel des engagements accumulés : kilomètres en voiture évités, ressources préservées, carbone non émis, économies réalisées, etc. Afin que les participants ou intéressés voient l’impact concret des choix individuels d’une communauté.

Un élan collectif en réponse au sentiment d’isolement et de dérisoire que peut inspirer l’investissement individuel.

Le colibrisme est un premier pas, nécessaire mais insuffisant, pour prendre conscience de son mode de consommation et de fonctionnement, et le modifier. Ne devant pas déresponsabiliser les principaux pollueurs et décideurs, il peut représenter une force quand il est additionné, et envoyer un message en refusant de soutenir un système destructeur.

(Le point sur les principaux secteurs contribuant au réchauffement climatique).

* (rapport Carbone 4 « Faire sa part? » ; infographie Novethic).

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🍀Challenge A vélo au boulot / Au boulot à vélo🚲

Organisé dans certaines villes -avec quelques variations- ce challenge vise, de manière ludique et participative, à faire le plus de kilomètres à vélo possible, dans les trajets domicile-travail mais aussi les déplacements personnels. Afin d’encourager les cyclistes à réaliser encore plus de déplacements en mobilité douce, et les non-initiés à s’y mettre !

Vélo Utile
Vélo Utile, organisateur de « A vélo au Boulot » dans le 22

Avec une participation individuelle ou dans le cadre professionnel (modalités différentes selon les villes), « A vélo au boulot » motive de manière ludique les participants à cumuler les kilomètres, pour les encourager à expérimenter toujours plus de déplacements cyclables.  Car une grande partie des trajets faits en voiture peuvent l’être par un mode de transport plus doux, car relativement courts et moins coûteux.

Au boulot à vélo dans le grand Est :

Renseignez-vous, un tel challenge a peut-être été organisé dans votre ville, avec une association auprès de laquelle se renseigner; et si ce n’est pas le cas, les nombreux sites d’asso participantes proposent des outils d’information, de sensibilisation et de motivation 😉

Les outils de «A vélo au boulot»
Les ressources du challenge « Au boulot, j’y vais à vélo ! »
« Pourquoi un challenge «Au boulot à vélo? »  »
Le dossier de l’ADEME  » se déplacer autrement »

 

Et si, pour réaliser encore plus d’écolonomies, on cherchait à acheter son vélo d’occasion?

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Le défi Rien de neuf en liiiiivre ! Données étayées, conseils pratiques, ressources, témoignages pour privilégier les alternatives au neuf !

🍀 Le défi rien de neuf : les écolonomies au quotidien

Ce défi lancé en 2018 par Zero Waste France vise à préserver les ressources de notre planète en essayant d’acheter le moins d’objets neufs possible.

Moins que de se flageller parce-qu’on a acheté un objet neuf, l’idée est de mettre en commun ressources, (motivation!), expériences et conseils pour s’engager à chercher une alternative au neuf avant chaque achat.

Car ce sont les phases d’extraction, de fabrication et de transport qui pèsent le plus sur la planète ; d’avantage que l’utilisation. Favoriser l’économie circulaire et collaborative et la seconde main limite donc la production de nouveaux objets et l’extraction de nouvelles ressources.

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Après avoir présenté le poids de nos objets et leur pollution cachée, le défi « Rien de neuf » propose des conseils et pistes alternatives à l’achat neuf :

-location, emprunt
-allongement de la durée de vie de l’existant, entretien
-relocalisation ( réparation, partage) 
-achats d’occasion

MAIS ses initiateurs et participants ne font pas l’impasse sur la sournoiserie du système existant : 
-La réparation plus chère que le neuf incitant à toujours racheter
-La seconde main parfois plus chère que le neuf en soldes, 
– Les garanties du neuf : garanties constructeur, meilleur état, électroménager parfois moins énergivore
-Une loi (2014) encourageant la réparation, rarement appliquée par les marques

Donc même si éviter l’achat neuf n’aura pas été possible, la graine de la démarche aura été plantée : 
s’interroger sur ses besoins réels (méthode B.I.S.O.U) et non ceux du marketing; 
prendre conscience de l’impact des objets et de sa consommation, 
se renseigner sur les alternatives existantes, voire faire connaitre le défi autour de soi en cherchant ces alternatives.

« Le marché de l’occasion est  un marché parallèle qui n’existe que parce que le marché de la surconsommation est encore aussi vivace. L’occasion devient un marché de surconsommation parallèle, pour acheter tout autant, à moindre coût et sans culpabiliser. Acheter d’occasion reste un bon réflexe mais, comme pour tout, il ne faut pas oublier que l’écologie ne prône pas en priorité « d’acheter différemment » mais bien « d’acheter moins » : l’article de Julie sur les dérives du marché de l’occasion.

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cool food

🍀 Défi Cool Food : accompagner la transition vers une alimentation plus saine et durable

Cool Food est un outil mis en place dans le cadre d’un projet franco-britannique qui calcule, en fonction de défi(s) en lien avec l’alimentation durable, les économies carbone et financières réalisées.

Elaboré par deux associations britanniques et une association française, ce compteur vise à encourager et accompagner dans l’adoption de choix alimentaires plus sobres en carbone. 

En France, Cool Food est mené par une association qui accompagne les transitions vers des modes de vie respectueux de la nature et des humains entre eux. Al Terre Breizh propose une palette de ressources pour comprendre et agir du local au global, dans les domaines de la biodiversité, du zéro gaspi et de l’alimentation durable.

Elle a réalisé dès 2016 un prototype de compteur calculant l’empreinte écologique et financière d’engagements comme le choix de repas végétariens ou la réduction du gaspillage alimentaire. L’idée étant de faire des écolonomies en plus de ce que l’on fait déjà.

Ainsi, concrètement, l’engagement Cool Food consiste à choisir : 1 ou plusieurs défis sur 1 ou plusieurs jours de la semaine, pour soi ou plusieurs membres de la famille. Les engagements proposés pour 1 an sont :

🌿 x journées sans café OU x journées sans sodas
🌿Choisir des légumes bio, locaux, de saison
🌿 x journées sans produits laitiers
🌿 Diviser par 2 sa consommation de viande (diminuer les quantités) x repas par semaine
OU opter pour x repas végétariens en plus dans la semaine
🌿 Faire x repas maison en plus par semaine
🌿 Ne plus gaspiller son pain
🌿 Ou réduire tous ses déchets alimentaires

Puis le compteur calcule les écolonomies en fonction du nombre de jours et de personnes engagés pour chaque défi, et les montre aux participants sur 1 mois et sur 1 an. Un défi à alimentation positive qui montre concrètement l’impact significatif de choix individuels.

Boulettes haricots blancs (défi moins de viande), oléagineux (alternatives aux produits laitiers), chapelure (réduction du gaspillage)

Ensuite, les « Cool Fooders » ne sont pas laissés démunis et seuls avec leurs nouveaux engagements : leurs coordonnées sont prises pour :

– les accompagner en leur demandant chaque week-end comment s’est passée la semaine. Afin de faire le point, mais aussi d’ajuster la courbe de leurs gains au réel et non plus seulement fonction des gains potentiels.

– leur envoyer le lien vers le site, où ils pourront consulter et proposer des astuces et recettes !

🌿🌿🌿🌿🌿🌿

Mon espoir? Parvenir à sensibiliser le plus grand nombre, et surtout les personnes qui ne sont pas déjà conscientisées; car c’est bien là qu’achoppent ces défis et communautés d’intérêt. Alors parlons-en autour de nous !

D’autres défis individuels et (donc) collectifs :

🍎 »Parce que le contenu de mon assiette a d’immenses répercussions sur la biodiversité, le climat, les océans, les déchets ou encore ma santé, j’accepte aujourd’hui la #MissionAlimentation.
Pour cette mission, j’accepte de relever pendant 10 semaines les défis de France Nature Environnement et je prouverai que manger durable est loin d’être impossible
 » : ce défi #MissionAlimentation, c’est celui de France Nature Environnement !


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