La ré-volution écologique est-elle une rétro-évolution ?

Wouah ! On dirait que j’ai vraiment hâte à la rentrée scolaire !

Non, il s’agit d’un état de fait qui me travaille depuis un moment : que tous les petits gestes et grands choix que porte le mouvement de transition socio-écologique ne soient en fait qu’un retour au bon sens perdu en deux générations de démesure.

C’est cocasse et triste à la fois de réaliser qu’on sensibilise les gens à ce qui se faisait naturellement avant.
Que les changements de mode de vie partagés ici et là ne sont que redécouverte des habitudes de nos aïeux.
Que les mouvements de fond ou tendance dans l’air du temps n’ont rien inventé.

Ces  « bonnes pratiques  » sont portées par & s’adressent à des générations dont le référentiel est le « progrès » connu depuis les années 70, qui les voient donc comme une nouveauté, un regard au monde reconfiguré.

Car nous avons été conditionnés à trouver comme normal de se rendre dans un supermarché en périphérie des villes, pour trouver une offre incommensurable de produits à la composition incompréhensible, venant de partout, en toute saison, et à un prix déconnecté de sa valeur, que l’on peut gaspiller.
Il a été vu comme un progrès puis un plaisir et une évidence quotidienne d’augmenter sa consommation de produits animaux, d’adopter ces nouveautés si nombreuses et si rapides (invasion du plastique, démultiplication des produits ménagers chimiques, marketing féroce de l’apparence, triomphe de la rapidité et de la facilité).

Mais si la forme a changé (avancées technologiques; réseaux sociaux; image hype, glamour et socialement valorisée de la réduction des déchets ou du végéta*isme, offre commerciale et éditoriale autour de l’écologie), le fond n’est qu’un retour au bon sens d’antan : de proximité à la terre, de conscience et de respect de la valeur des aliments, d’économies des ressources, de respect des saisons, de consommation de produits bruts ou locaux, d’absence d’emballages inutiles ou du concept de fast-fashion, de réflexes de réparer au lieu de jeter, de faire les courtes distances à pied ou à vélo, etc.

Que ce soit cette journaliste qui invoque chaque semaine sa grand-mère Solange pour ses chroniques écolos (« dans le rétro« ), Michael Pollan qui pose comme premier  « principe » diététique de ne pas manger ce qu’une grand-mère ne connaîtrait pas, ou ces livres et boutiques qui s’appuient sur les recettes de grand-mère nous montrent bien que si notre référentiel est une époque vide de repères, qui n’a rien inventé de mieux que le bon sens d’antan.

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N’occultons pas qu’entre temps, les progrès ont été significatifs : le plastique et l’usage unique pour l’hygiène et la médecine, les outils et traitements agricoles pour l’émancipation des femmes, enfants, hommes qui s’épuisaient dans les champs, les transports pour échanger et découvrir d’autres cultures, la lutte contre les pénuries alimentaires, la baisse de la part du budget consacré à l’alimentation à mesure que le pays s’enrichissent.. Et j’en passe.
Mais l’enthousiasme pour la rapidité, l’hygiène et la facilité nous a fait oublier la préciosité de la mesure, de la nuance et de la réflexion critique.

Produits de nettoyage et perturbateurs endocriniens
Source

Usant de ses atouts d’hygiène, de facilité et d’émancipation, le plastique a été produit pour tout et partout, nous habituant au jetable à usage unique, envahissant le quotidien ; participant de notre dépendance au pétrole et du cocktail toxique de perturbateurs endocriniens.

Les monocultures intensives ont appauvri les sols et la biodiversité, en donnant le sentiment aux ménages de s’enrichir, ou du moins nous habituant à une alimentation low cost et à la consommation de protéines animales quotidiennes (ces animaux étant nourris avec les céréales produites intensivement sur des terres extorquées et appauvries).

L’intensification de la production et du marketing ont encouragé celle de la consommation, nous habituant à acheter sans s’interroger sur nos besoins réels, à surconsommer -oublier la valeur- gaspiller.

Et la sécurité alimentaire s’est révélée source de dangers environnementaux et sanitaires.

Cela alors que protéines végétales, rotation des cultures, diversité agricole et alimentaire, achats en vrac, réemploi, compost ou cuisine maison faisaient partie des évidences antérieures. Un temps où produire de la nourriture pour en jeter 1/3 n’aurait pas été économiquement intéressant mais aberrant.

Je n’idéalise en rien  « l’antan » : d’une part car je suis consciente des progrès depuis lors, de la libération du temps (souvent féminin!) et des contraintes de tâches domestiques pesantes; et que la massification de la production industrielle ainsi que l’intensification des rendements agricoles répondaient à des besoins de redressement sociétal après des conflits ravageurs.

Little House on the Prairie : Photo d'actualité
non, tout n’était pas mieux avant

Mais aussi parce-que mes propres grands-parents, ceux-là même qui avaient connu  «l’avant» (avant les monocultures et élevages intensifs, l’invasion du plastique, l’oubli de la valeur des aliments, du respect de la localité et des saisons, des bases de couture pour savoir repriser et faire soi-même, avant la fast-fashion ou l’invasion des additifs dans l’alimentation et de la chimie dans l’agriculture) sont aussi ceux qui ont adopté ces progrès avec plus d’espoir que de méfiance, n’ayant pas le recul actuel sur leurs impacts.

Ma grand-mère a connu la guerre et ses privations, allait au marché et cousait/cuisinait beaucoup ; mais elle a adopté sans réserve les nouveautés agro-alimentaires, emballages superflus,  produits animaux quotidiens, cosmétiques chers mais bien vendus par le marketing, vêtements neufs réguliers ou les produits ménagers toxiques.
J’aimerais l’interroger sur ce fossé, mais parler d’écologie ou de sobriété n’est pas vraiment possible : car ces facilités sont des progrès qui l’ont libérée, et qu’elle semble répercuter dans ces excès une peur de manquer, qui ne m’est pas inconnue.

Elle est donc éloignée de la dynamique actuelle, militante ou tendance, autour de la réduction des déchets à la source, de fabrication maison de produits ménagers ou cosmétiques, de réparation des objets ou vêtements, de lutte contre le gaspillage ou de retour à l’authenticité de la terre.

Mais je sais que si je lui en parlais, elle me dirait que c’est ce que sa propre mère faisait, ou que c’était des évidences.
Avant.

Avant le basculement du bon sens vers la facilité, de la sobriété vers la rapidité, et de la modération raisonnée vers la démesure irréfléchie.

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C’est si intense de réaliser que nos aïeux ont vu l’ascension et la chute de ce nouveau système de production/représentation du monde/consommation.

Est-ce qu’ils en rient ou en pleurent, eux qui ont vu les failles de l’«antan» et les fracas du « progrès »?

Au crépuscule de leurs vies, ils se disent peut-être que les travaux ménagers ont été moins éreintants, que (certaines) maladies ont régressé, que les pénuries ont disparu, qu’ils avaient plus de choix lors des courses ou plus de temps pour voyager, que l’accès à l’information fut facilité, de même que l’accès aux études pour leurs enfants ou la diversité des choix de métiers…

Et ils n’ont plus la force de lutter pour contrer ces facilités.

Pourtant à présent ils sont informés de certaines conséquences, constatent que les progrès s’inversent, et voient bien aussi qui en paie les pots cassés.
C’est eux, leurs enfants, et surtout nous leurs descendants, qui avons la charge de la prise de conscience, des alternatives, de la lutte et peut-être de l’effondrement.

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Parce-que eux, comme nous, ne savions pas, n’imaginions pas que l’on nous inciterait à courir vers l’autodestruction , que contribuer à la croissance pouvait mener à l’écocide, que le mieux était à ce point l’ennemi du bien, que participer frénétiquement au redressement pouvait mener à l’effondrement.

Ne connaissions pas les conditions de production et les impacts tentaculaires de notre alimentation, des emballages si pratiques ou des produits libérateurs.
Ne savions pas que nous perdions conscience de la valeur sans avoir les moyens humains et environnementaux du « bon marché ».
Que derrière la foison se déployait la déraison.

L’espoir en le progrès a fait s’accrocher à ces  «nouveaux paradigmes » ceux qui -pourtant ou justement- ont connu les évidences d’antan.
Il y a eu la libération après les privations, il y a eu le manque de connaissances, puis la désinformation, puis il y a eu l’information relayée mais pas écoutée.
L’inconséquence de la facilité et les visières de la rapidité.
Aujourd’hui on sait. on sait qu’on a su, et on subi.

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Ne faisons pas l’erreur de croire à nouveau.
Que marié à « durable » le développement sera forcément beau.

Que mentionner les « générations futures  »
fait de ce discours une valeur sûre.

Que sciences et technologie
seront la nouvelle magie

Non, il semblerait que le progrès soit de revenir au bon sens général, et à l’esprit critique individuel.
Le bon sens de ne pas cultiver nos aliments de manière intensive avec du poison ; mais aussi de prendre le recul nécessaire à l’information (impacts humains, sanitaires et environnementaux) et au questionnement de ses besoins réels avant de voter avec son porte-monnaie ; ou de réaliser que nous n’avons plus besoin d’une telle consommation de produits animaux ou d’une production de biens si intensive. L’argument du « de tout temps nous avons procédé ainsi.. » n’a pas les mêmes impacts quand nous sommes des milliards (dont des millions qui ont perdu la raison) . Le progrès est aussi de savoir s’adapter à ses besoins et environnements.

S’armer de cet esprit critique nous permettrait de s’appuyer sur les progrès de notre génération, sans en faire de nouvelles causes d’autodestruction.

Car le passé, dévêtu de la portée marketing du rétro, a beaucoup à nous enseigner. De son bon sens, son adaptation et sa crédulité.

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Les modernités sur lesquelles on peut espérer s’appuyer :

🌺L’accès ouvert et foisonnant au savoiravec ses revers de fake news, infobésité paralysante et bulles algorithmiques

De nos jours, l’accès et l’offre de médias plus ou moins indépendants, est si vaste que c’est moins leur étendue que le temps qui nous manque pour avoir accès à une information sur tous les sujets possibles.

Spécialisés ou généralistes, sur papier ou en ligne, ils sont une opportunité sans précédent d’éveiller et satisfaire sa curiosité, son esprit critique et sa compréhension du monde.

Cette dernière étant le préalable à toute action bien menée, cette offre multiple de savoirs permet de confronter sources et points de vue, d’être informé.e du local au global, et de savoir pour comprendre et agir ou du moins adapter ses actions quotidiennes.

Si tant est qu’on en est le temps et les moyens, car le choix porte en lui la frustration de ne pouvoir tout sélectionner. Trouver, lire, comparer, prendre du recul, mûrir une réflexion sur chaque sujet est une possibilité impossible, révélant le paradoxe d’une offre dont l’étendue se piétine elle-même. Cette saturation de la liberté nous fait osciller entre le survol de l’actualité générale, ou l’approfondissement de sujets restreints.

Il y a un équilibre à trouver dans cette chance frustrante, qui nous garantit néanmoins de pouvoir approfondir ses connaissances quand un sujet nous intéresse, nous inquiète ou nous motive !

Cette diffusion de savoirs(faire) élargit considérablement l’accès à ces fameuses méthodes écolonomiques d’antan : DIY de couture, tutos pour repriser ou bricoler, conseils de jardinage, cartes interactives des commerces de seconde main ou des artisans locaux, partages d’expériences et de techniques.. Les moyens modernes permettent aux générations pour qui ces habitudes ne sont pas naturelles, de (re)découvrir les compétences délaissées. Ces conseils permettent d’être moins dépendant du système productiviste, parfois de recréer du lien, et en tout cas de satisfaire ses intérêts.

Des intérêts qui sont scrutés par ceux pour qui nous représentons la marchandise dans cette impression de gratuité, et qui sont utilisés pour nous orienter (commercialement ou politiquement), nous enfermer dans une bulle algorithmique, enregistrer et divulguer ces précieuses données. Rien n’vaut le bon atelier tricot autour d’un thé!

🌺La puissance des réseaux…et leur revers de pression de l’image et de prisme filtré de la réalité

Les réseaux sociaux sont en effet une incroyable porte sur le monde, au seuil duquel on laisse des traces et qui peut nous claquer à la figure si l’on y accède sans prudence (utilisation de nos données, pression nocive de l’image, réalité filtrée).

Ce double tranchant peut s’illustrer dans les partages, qui jouent sur nos réactions émotionnelles mais nous ouvrent à des rencontres, découvertes et réflexions infinies. Ils sont un accès au partout pour le petit grain de sable que nous représentons depuis notre ici.

Chacun, depuis son intimité, peut contribuer à faire nombre, afin de donner à voir et relayer des sujets, de peser dans l’agenda médiatique et politique, de faire émerger de nouvelles formes de participation, ou de soutenir des causes.
Et une sensibilisation sous forme virtuelle (pétition, blog) peut amener à des actions concrètes en ayant permis une prise de conscience sur un sujet.

Sans faire fi de la lâcheté dont peut profiter l’anonymat, les réseaux donnent une voix à ceux qui sont isolés, ou ne parviennent pas à s’exprimer dans l’arène sociale. Cette interface m’a permis de concrétiser mon souhait de partager recettes, lectures et réflexions sur ce blog, me donnant la confiance d’être plus assurée  « en vrai  » et de m’ouvrir un tout un tas de personnes, sujets et rapports au monde.

Ces plateformes -qui ne sont pas exemptées d’examen critique- permettent de relayer des centres d’intérêt, sujets de société ou faits peu (re)connus : personnellement j’y puise et relaie des informations sur l’actualité ou sur des faits alternatifs (alimentation végétale, do it yourself, sobriété, déconsommation, zéro déchet, mais aussi tout simplement les contenus de médias indépendants), j’y découvre des livres, de talentueux créateurs (culinaires, littéraires, artistiques), des cultures.

Ces supports modernes sont le terreau de nouveaux formats permettant de questionner ce monde qui invente autant qu’il détruit : podcasts sur l’écologie, la justice sociale&climatique, l’économie ou le féminisme ; enquêtes télévisées sur des enjeux de société, applications…et paradoxes ultimes : newsletters ou vidéos de sensibilisation à l’écologie (le numérique est une importante source de pollution, surtout la vidéo et la gestion et le stockage des données).

Les intermédiaires (et donc filtres) entre l’individu et l’information se réduisent, pour le pire et pour le meilleur :
Les réseaux permettent aussi à la conscience citoyenne de dépasser la mainmise médiatique sur l’information : ils n’ont pas attendu l’attention médiatique ou les déclarations politiques pour alerter sur les flammes amazoniennes *(incendies liés à la déforestation, encouragée par le nouveau président brésilien, pour remplacer la forêt (territoire de biodiversité et de populations autochtones) par des terres d’élevage ou de culture, par exemple de soja pour nourrir le bétail mangé en Europe).

 

Destruction de la forêt amazonienne au Brésil
source

🌺Des connaissances scientifiques élargies…et leur revers de manipulations et contre-vérités 

Alors que bourgeonnent les fake news et que les magouilles politiciennes se portent toujours aussi bien, l’accès à des sources multiples et croisées permet aux journalistes et à la société civile d’établir une vérification des faits voire se faire un avis! Même s’ils n’en ont pas toujours le temps ou les moyens, les citoyens peuvent affronter la jungle des informations disponibles pour opposer contre-arguments et esprit critique à la diffusion de nouvelles suspicieuses.
A une époque où le temps s’accélère et où les journées semblent raccourcir, c’est moins la disponibilité de l’information que le temps ou les capacités qui nous manquent pour les comparer.

En ligne se trouvent également des Mooc (cours) mais aussi le libre accès aux connaissances scientifiques passées et présentes (rapports, articles, parutions scientifiques, vulgarisation). Bien sûr, si tant d’informations sont aujourd’hui disponibles, c’est aussi parce-que les scientifiques sont sortis de leur réserve du fait de l’urgence environnementale. Et le revers est que ces informations et avancées scientifiques sont utilisées à leurs fins par les firmes et cachées aussi longtemps que possible au public par les politiques et industriels.

Mais faisons une opportunité de cette meilleure connaissance de l’impact de nos activités, objets et aliments. Savoir permet de mieux comprendre et donc agir. Le recul permis par la réflexion aide à ne pas (reproduire l’erreur de) se précipiter sur un produit/fait attractif sans penser aux conséquences. Faisons de la force des réseaux et des nouvelles connaissances un moyen d’exercer notre esprit critique pour ne plus être dupes.

Les fulgurances modernes ont engendré les dérèglements actuels, tout en permettant d’approfondir les évidences du passé : c’est le bon sens de considérer que l’on fait partie d’un tout ou de fonctionner en circuit vertueux (par exemple dans la nature, les organismes sont interdépendants et le concept de déchets n’existe pas car ils ont une utilité pour d’autres) mais l’accès élargi aux informations et les avancées scientifiques nous permettent de réaliser à quel point nous sommes des parties interdépendantes d’un tout, et que les équilibres à un endroit du globe participent à la régulation d’un autre.
La nature a toujours inspiré les inventions, mais les progrès de la science permettent au biomimétisme de répondre à certains enjeux de manière prometteuse. Ressources, matériaux, fonctionnements : la science inspirée travaille sur les palliatifs des dégâts de la science sans conscience.

Pompiers pyromanes ou écolos-connectés : notre époque est donc, elle aussi, forte de paradoxes; mais c’est peut-être d’en avoir conscience qui nous tirera vers le haut.
L’urgence nous incombe la prudence, la nécessité d’agir ne nous exempte pas de réfléchir, et nos progrès peuvent aggraver ce qu’ils prétendent régler.

Je pense que nous avons trop longtemps été des dupes jouissant d’une rapidité vide de sens et d’une facilité qui nous complique bien la situation à présent. Ayons l’intelligence de nous considérer comme partie d’un tout, et le bon sens de ne pas exploiter les ressources au-delà de nos besoins.
Ce capitalisme démesuré et cette science sans conscience, à une telle échelle de vitesse et d’intensité, sont notre référentiel, mais ne sont pas la norme.
Une fraction ravageuse d’une Histoire qui a certes toujours connu la cupidité, les inégalités, l’exploitation des ressources, la corruption, les manipulations politiciennes ou des engouements scientifiques sans recul, mais pas avec une telle ampleur, déconnectée de nos besoins et de ceux de ce(ux) qui nous entoure(nt); où l’inconséquence met notre survie en péril.

Chaque époque a connu ses crises, mais en quelques décennies notre progrès moderne a fourni les ingrédients d’une crise décuplée car nous sommes… plus nombreux, plus avides, plus individualistes, plus court-termistes, plus passifs, plus crédules, plus modernes?

En tout cas nous devons être suffisamment modernes pour puiser dans le bon sens passé et les apports présents pour lutter par l’alternative, et se rappeler, dans cette époque qui aime le simplisme binaire, que réflexion et action ne s’opposent pas mais sont forcément complémentaires. De même que satisfaction personnelle et solidarité, petits gestes et grands choix, penser global-agir local, actions ici/conséquences là-bas.

On est des milliards à foncer vers le même avenir, autant agir ensemble pour qu’il ressemble pas au décor de La Route !

«La bonne fiction d’apocalypse est celle qui problématise la fin, celle qui va mettre en tension la catastrophe autour de nous et ce qui pourrait nous permettre d’y échapper malgré tout. Ce qui m’intéresse, c’est ce malgré tout.
(Jean-Paul Engélibert)»

💡💡💡💡

« Condensé d’enjeux alimentaires, Nous sommes ce que nous mangeons s’engage pour la protection des êtres et de la planète, donnant à voir l’engagement de producteurs ou consommateurs à travers le monde. Des initiatives alternatives qui montrent que le bon sens est encore ce qu’on a inventé de mieux »,(article)

Pour aller plus loin

💡*Amazonie

🌳Le lien entre consommation ici et dégâts ailleurs : bétail européen et déforestation Amazonienne

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🌳La Terre au carré. Au-delà du simplisme et de l’imaginaire sauvage : les tenants et aboutissants de la déforestation Amazonienne.

 « Les feux de forêt-liés au défrichement des grands propriétaires terriens qui coupent la forêt pour y mettre des pâturages et du bétail- ne datent pas d’hier mais prennent aujourd’hui une ampleur considérable.

L’Amazonie, est à tort appelée  «Poumon vert » car elle absorbe du CO² et rejette de l’oxygène (l’inverse d’un poumon) mais reste un écosystème régulateur, source de biodiversité, fabrique à pluie, protecteur de l’érosion.

Un régulateur du climat proche du point de rupture (aujourd’hui 20%ont été déforestés)

L’Amazonie est un écosystème anthropique, et le feu est utilisé par les petits agriculteurs et les grands propriétaires terriens… à des échelles et impacts différents !
La distribution des végétaux est en partie l’action des amérindiens depuis 80000 ans, liée à l’horticulture sur brûlis et à l’agroforesterie (entretien de certaines espèces sauvages sous couvert forestier)
L’horticulture sur brûlis que pratiquent les à se fait dans des petites clairières, contribuant à une  biodiversité utile à l’Homme et à la nature
À l’inverse, les grands defrichements des grands propriétaires ou encouragés par le gouvernement, qui se font en ligne de front, où la forêt ne  peut se reconstituer.
En ce sens, l’encouragement du gouvernement brésilien à exploiter l’Amazonie est à courte vue, appauvrissant le Brésil car la destruction de la forêt dégrade rapidement des sols déjà mediocres ».

🌳Plastique et agriculture : suivre le fil d’Ariane 

🔹🔹🔹🔹🔹🔹

💡Dans le rétro

Rétro-Cool

Comment expliquer le succès du vintage? Quelles sont les motivations de cet engouement pour le vintage : économiques, écologiques, philosophiques?

La superficialité de l’authenticité en tant que marché et tendance

Le ménôge comme avant

💡Urgence écologique

L’essai de Fred Vargas contre la désinformation ou l’ignorance volontaire

I.C.E (In case of Eco-anxiété : le post de Célia et mon article )


Une réflexion sur “La ré-volution écologique est-elle une rétro-évolution ?

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