#JourdelaTerre2022 : éco-anxiété, actions individuelles et collectives. Alimentation, textile, zéro déchet, lectures… : réduire ses déchets, sa consommation de produits animaux, sa surconsommation…. sa charge mentale !

Ouai ! super, le Jour de la Terre 2022 s’annonce sous les meilleures auspices, deux jours avant le point d’orgue d’une campagne où la Planète a été l’enjeu pivot et la justice sociale et climatique mise au centre des débats.

^^

Et cerise sur le gâteau : l’édition 2022 a pour thème l’éco-anxiété !

jourdelaterre.org

Mais c’est pas grave, puisque le Jour de la Terre c’est  » tous les jours ! « et que quel.le que soit notre Président.e «  les luttes écologistes continueront« (encore faut-il qu’il nous reste certaines libertés) car « contre l’éco-anxiété, la mobilisation.

(PS : les mots en rouge mènent vers un lien)

En effet, cette campagne est  » orientée vers l’action : à présent portée par le Geres (ONG de développement internationale), cette journée mondiale revient dans son format traditionnel, après deux années hybrides (Jour de la Terre chez soi). Le Jour de la Terre 2022 encourage chacun à lancer ses actions individuelles ou groupées « 

Et puis il est salutaire de parler de de cette souffrance psychologique et sociétale, qui est normale …et aurait même des effets positifs

Au moment où Laure Noualhat a écrit ce livre, la prise en charge psychologique de l’écoanxiété était lacunaire en France. Elle a encore aujourd’hui plus de place dans les médias et la société civile que dans la formation des thérapeutes :

La fondation Jean Jaurès analyse une angoisse contemporaine

Audrey Renault constatait en 2021 sur Slate, que les Éco-anxieux cherche(nt) thérapeute désespérément.« Pour lutter contre les conséquences de la crise environnementale sur la santé mentale, certains spécialistes militent pour un renouveau de la discipline« .

En Suisse « La déferlante «d’éco-anxieux» pousse les psys à s’organiser .A chaque rapport du GIEC, COP ou catastrophe écologique, des vagues de patients «éco-anxieux» déferlent dans les cabinets de psychothérapeutes sensibilisés à la question. Un état de fait qui pousse la discipline à l’introspection

La parution de Les émotions du dérèglement climatique l’année dernière est une super exception qui confirme la règle : sous la direction du Pr Pelissolo, la Dr Célie Massini (que je suivais pour son beau blog, admirable alors qu’elle suivait ses études de médecine) a consacré sa thèse de médecine sur l’impact du dérèglement climatique sur notre santé et notre bien-être psychique. Un livre, fruit d’une histoire et de recherches, paru chez Flammarion en Septembre 2021.

Je ne l’ai pas lu mais la démarche témoigne de l’importance de rendre cette angoisse visible et de sa prise en compte. Elle est encore timide car elle touche surtout les plus jeunes, enfants, ados qui doivent faire face à l’impact des dérèglements climatiques sur leur santé et celle de la Planète.

Longtemps délégitimées, à cause de leur éloignement d’une raison cartésienne objective, les émotions sont aujourd’hui largement reconsidérées, voire revalorisées dans le militantisme politique

Les manquements dans la compréhension et la prise en charge ne justifient pas de la délégitimer. La société est souvent en avance sur les institutions…et la France pas championne de l’appréhension holistiques de la santé mentale. Un p’tit mélange de manque d’ouverture& d’humilité et de moyens pratiques &financiers peut-être 🤔?

Justement, pour son ouvrage Comment rester écolo sans finir dépressif , la journaliste Laure Noualhat a enquêté sur les tenants, aboutissants et pistes d’actions concrètes pour cette souffrance.

J’ai inséré la chronique de ce livre dans cet article.

Pour les autres livres* abordés ici, qui ont également été initialement chroniqués sur Instagram, je mettrai le lien vers la chronique dans le titre, et le contenu du texte en fin d’article si vous n’avez pas accès à ce réseau**.

Pour revenir à l’éco-anxiété, je pense que parler de ses angoisses environnementales aux thérapeutes, ne pas le taire car c’est un mal récent, leur permettra donc de prendre conscience de l’ampleur du phénomène.

Julien Vidal, « Ça commence par moi »

Pour l’auteur de « Des Européens éco-anxieux ? Le changement climatique à l’épreuve du quotidien » en librairie le 19 mai « rester focalisé sur le changement climatique ne permet pas de relativiser l’écoanxiété […] angoisse pré-traumatique » dont le terme a été cristallisé en 2019

Alors pour  » Agir, comprendre, mobiliser« , on pense :

🌎Au mouvement (blog, livre, podcasts) ça commence par moi  initié par Julien Vidal

🌎À « rejoindre les alternatives » proposées par Alternatiba et autres assos (ou les soutenir par ses dispositions et compétences propres (dons, rédaction, communication, affiches…).

🌎A questionner l’articulation individuel/collectif, dans ses actions ou en rejoignant des collectifs citoyens

🌎À adopter des gestes bénéfiques pour sa santé et celle de la Terre comme arrêter de (sur)consommer des produits animaux , manger + végé.

Jour de la Terre et alimentation durable. Impact sur le climat, la santé, les ressources naturelles… Notre modèle alimentaire n’est plus tenable. Il est urgent de changer nos habitudes de production et de consommation.

🌎 #TousMaladesJourdelaTerre dit la campagne ?

➡️PLEIN de pistes rassemblées dans l’article sur la «Journée mondiale de la santé 2022 avec pour thème Notre planète, notre santé» avec notamment « changer le système par le plaisir » (livres, blogs, ressources, actions individuelles et collectives…)

🌎Faire » de l’actuelle Fashion revolution week une « occasion » pour comprendre et agir sur les impacts de la filière textile et ne pas oublier l’impact de notre consommation ici sur celles et ceux qui produisent là-bas

Ressources : J’agis pour le climat par mes vêtements

La mode éthique n’est plus une option

🌎🌎Trouver une formule magique pour que la sensibilisation aux enjeux socio-climatiques sorte de l’entre-soi des cercles déjà convaincus, ce qui est assez vain ; et aboutit à une majorité (de sondés) qui présentent une différence de perception entre ce qu’ils et elles pensent savoir de la situation ou estiment être impactants et la réalité de leurs gestes du quotidien

Une majorité de sondé.e.s qui ne distinguent pas les gestes du quotidien de ceux qui ont un réel impact sur l’urgence climatique.

Ah. on me dit dans l’oreillette que la formule magique s’appellerait éducation et information à qui on donnerait les moyens de la qualité. Heureusement, des initiatives comme la prise de conscience de Julien Vidal (ça commence par moi) ou le documentaire Demain devenus viraux, rendent ces éléments accessibles au grand public.

Homo Detritus. Je vous parle de ce livre ici et plus bas

♻️*Parce-qu’alléger l’écoanxiété c’est aussi se libérer des gestes pour lesquels on s’implique parce-qu’on les pense efficaces, alors qu’ils ne changent en rien le système à la racine des problèmes.

Les livres de zéro déchet que je vous propose dans cet article vont bien au-delà du hashtag restrictif illustré par des bocaux ; ils invitent à une réflexion globale, systémique, sur notre quotidien ou les structures industrielles, politiques, économiques…
*réduire ses déchets a un impact sur la Planète, mais moindre que la charge mentale qu’il engendre pour (celles?) qui le portent. Le tri s’est laborieusement imposé dans les mentalités et pratiques comme alors que c’est un geste que l’on croit efficace et significatif mais qui cache une industrie de l »enfumage » (livre de Flore Berlingen : Recyclage le grand enfumage, Comment l’économie circulaire est devenue l’alibi du jetable) qui mérite d’être questionné et pas abandonné.

Le recyclage a-t-il vraiment un intérêt ? Lise Nicolas et Enzo Muttini, deux ingénieurs ayant créé Monsieur et Madame Recyclage

*Lectures pour comprendre et agir

🌎Vendredi lecture engagé

21 Éco-Défis pour prendre soin de soi et de la Planète de Natasha Tourabi

-Du jardin à l’assiette : La révolution du potager de Béné. Semer des graines dans tous les sens du terme avec ce manuel radical, holistique et drôle qui nous accompagne de la graine à l’assiette pour être responsable individuellement et engagé.e.s collectivement !

Comment rester écolo sans finir dépressif de Laure Noualhat

L’humanité en péril de Fred Vargas (chronique(s) plus bas)

🌎🌎🌎Enfin, en cette journée, je vais réfléchir à la SOBRIÉTÉ, grande conclusion du dernier rapport du GIEC, qui s’applique aux infrastructures sociales, économiques, technologiques mais aussi individuelles (consommation de biens, services, infobésité, usages des réseaux sociaux)

car je vais revoir mon usage de ces derniers parce-que je pense que je fais une sorte de « burn-out numérique » à force de partager des contenus virtuels -que j’espère utiles- mais dont l’excès n’est pas sain. Qui n’invitent pas à une réflexion profonde et introspective s’ils sont mal utilisés et que la quantité est privilégiée à la qualité 🙃

Ils ne doivent pas être le filtre à travers lequel passe la vie mais je ne pense pas couper, car ils sont pour moi une source d’informations, de partages, de réflexions, d’inspirations. Vous pouvez si vous le souhaitez me suivre ici (livres, recettes, blablas…)!

Comme prévu, les chroniques de livres

(extraites d’Instagram, désolée pour les pavés et les hashtags):

Vendredi lecture engagé « et si ce #vendredilecture on passait à l’étape supérieure ?

Et si on profitait de cette Semaine Européenne de Réduction des Déchets pour comprendre que tout est lié et que le #zérodéchet n’est que la facette instagramable d’une transition indispensable mais insuffisante ?

Itsibitsibookini sur Instagram

Et si on profitait de cette semaine européenne de réduction des déchets pour:

🌿voir que derrière la réduction des déchets, il y a le REFUS DE SOUTENIR un modèle où rapidité, profit et facilité détruisent l’écosystème. Et donc BUYCOTTER (refuser de voter pour ce système avec son porte-monnaie ) les produits et entreprises qui l’entretiennent ? 🌿lier l’individuel du cheminement personnel et le COLLECTIF de la mobilisation ?

🌿Voir que la violence ne vient pas des acteurs engagés, mais des tenants de ce système; et s’y opposer avec la RATIONALITÉ de la RADICALITÉ ?

🌿Voir que la #reductiondesdechets passe aussi par la réduction drastique de sa consommation de produits animaux, par la RELOCALISATION de la production et de la consommation

🌿Prendre conscience que tous ces #dechets visibles ne sont : d’une part que la partie émergée de ce système CONSUMÉRISTE (dechets sur les autres continents, pollution grise ou importée, analyse du cycle de vie du produit ) ; d’autres part la marque d’un système qui nous CRÉE DES nouveaux BESOINS et PSEUDO-ENVIES en nous incitant à surconsommer, conso-jeter, renouveler, posséder.

Alors que le plaisir, l’expérience, le partage, la réflexion, la culture, l’émerveillement, le partage, le rire sont des universels non-matérialistes qui génèrent PLUS DE BONHEUR AUTHENTIQUE QUE DE DÉCHETS.

🌿Que oui, faire sa lessive ou son déo est une 1ère ÉTAPE DU CHEMINEMENT PERSONNEL NÉCESSAIRE, qui permet de prendre conscience de sa CONSOMMATION , des conditions de PRODUCTION de ce que l’on utilise, ne plus donner son ARGENT à des entreprises climaticides, se reconnecter au faire soi-même avec des produits BRUTS SAINS et DURABLES, de choisir ce que l’on veut consommer et ce dont on a vraiment BESOIN.

Mais la transition doit grandir, tant dans la force de l’engagement que dans l’approche collective et SYSTÉMIQUE DE L’ENGAGEMENT ».

📖📖📖

L’humanité en péril de Fred Vargas

« [À LIRE]

Avoir pris du recul quant à mon écoanxiété me permet de continuer à m’informer sans être submergée, à garder les yeux ouverts sans y voir tout noir et à maintenir le cap de l’action sans être noyée dans l’À quoi bon ?

D’aucuns nous rétorquent de se couper de l’infobésité : oui, si cela sert à sélectionner des infos pertinentes et renforcer les vraies relations sociales et actions constructives.

Non si c’est pour entretenir notre désinformation.

Cette orchestration malveillante sous couvert de préserver notre santé mentale.Que dénonce et combat l’inimitable Fred Vargas dont j’ai commencé L’humanité en péril {ce weekend}.

Car les faits sont là : la biodiversité (dont l’humanité et l’environnement font partie) sont en péril.

Or, à dessein ou par paralysie dans un système autodestructeur, rien n’est fait.

Ou plutôt tout est fait pour perpétrer la production donc la consommation donc la Croissance donc l’Argent.

Donc le bonheur ?

Bien sûr que non, ce système mène droit dans le mur, mais préservons les dociles de l’hébétement et proposons leur l’apaisement passif du divertissement et de l’info édulcorée.

Fred Vargas synthétise ici des 1000ers de données et des 100aines de pages de rapports disponibles, mais dans lequel personne n’a le temps, le savoir, l’énergie de fouiller pour se renseigner.

Oui, collapsologues et scientifiques nous alertent constamment et écrivent pléthore de livres comme autant de sonnettes d’alarme qui alertent en même temps qu’elles informent et proposent des pistes d’action.

Mais ici c’est Vargas! alors la gravité est à la fois alarmiste et décontractée, le ton sait être sérieux et drôle, la somme de données étayées est retranscrite de manière claire et informelle. Vargas interpelle le lecteur-citoyen sur cette désinformation critique, utilise son style élégant, drôle et dégagé pour partager ses connaissances scientifiques et son ardente humanité.

Oui, elle enchaîne, avec gravité et précautions, les données accablantes.

Mais elle les accompagne d’actions concrètes.

Car empêcher tout esprit critique par la désinformation n’est pas ce qui permet d’être acteur. Il faut comprendre pour agir. Mais vite et ensemble et ensemble« 🍀

Des livres qui partent d’un « geste individuel » pour embrasser une réflexion plus large

📖📖📖

Zéro déchet, le manuel d’écologie quotidienne, premier livre de Julier Bernier

« N’est-il pas paradoxal que les livres sur le zéro déchet participent eux aussi à la surproduction éditoriale? Que des livres alertant sur la fast fashion ou la fast food contribuent à une fast édition?

Laissons aux livres le temps de vivre, aux clients le temps de les découvrir, et aux libraires les moyens de les conseiller au mieux.

Parmi les livres #zérodéchet qui sortent du lot, il y a celui de la militante  Julie Bernier, car il propose une vision globale du sujet, en réunissant : 

chiffres percutants, réflexions sur le mode de vie, alternatives et DIY. 

Fruit d’un travail de recherche très conséquent, ce « Manuel d’écologie quotidienne » rassemble quantité de DONNÉES ET CONSEILS pratiques pour COMPRENDRE ET AGIR : au niveau INDIVIDUEL ET COLLECTIF. 

Collective est aussi la contribution à ce livre créatif qui va au-delà d’un simple guide du zéro déchet : des astuces pratiques du quotidien aux initiatives collectives, en passant par le questionnement de nos habitudes et la consom’action… : ce livre complet REND ACCESSIBLE LES RAISONS ET MOYENS DE RÉDUIRE SE DÉCHETS. 

Un beau manuel que l’autrice a fait à l’image de ce qu’elle « aurait aimé trouver à ses débuts  » pour être accompagnée dans sa transition.

Comme sur son blog, « Sortez tout vert » défriche, source et rassemble des informations…pour mieux nous inviter à nous informer sur ce(ux) qui nous entoure(nt) 😉« 

📖📖📖

Homo detritus de B.Monsaingeon

« Ils nous enjoignent à « bien faire » pour se légitimer ? Commençons par mieux-penser🌿

Le propos de Baptiste Monsaingeon est INSTRUCTIF, ÉDIFIANT et RICHE.

 Aussi accablant que constructif.

♻️Parce-qu’il montre l’ INANITÉ DE CES PETITS ÉCO-GESTES TANT QUE LES GRANDS CHOIX SERONT RENIÉS.

 Enjoints par les pouvoirs publics, pour que le citoyen se donne bonne conscience et légitime une pratique qui continue de servir les intérêts économico-industriels. 

➡️Donc l’inanité de culpabiliser parce-que ce jour là, il ne nous était pas possible d’être aussi parfait que le fait miroiter l’étiquette #zerodechet .

Et qu’est-ce que ça fait du bien !

Quelle énergie libérée pour se consacrer à des pratiques tellement plus constructives

Puisque la gestion des déchets est un MIRAGE SAVAMMENT ORCHESTRÉ: repensons authentiquement nos pratiques pour « couper le robinet » à la source.

Puisque le « waste management » perpétue le système contre lequel nous croyions lutter, faisons en sorte que LA DEMANDE RÉORIENTE L’OFFRE en lui envoyant des messages quotidiens.

Ce #livre me fait réaliser à quel point à chaque fois que : du #bienjeter au biodégradable , nous pensions « bien faire » : se cache une promesse vaine, savamment orchestrée par les décideurs. 

Qui ont retourné une situation critique qu’ils ont engendrée ; pour que la solution les servent.

Alors cessons de penser améliorer une situation, en adoptant des pratiques qui fonctionnent sur le même système.

RÉDUIRE le problème à la source c’est certes réduire ses déchets : DONC NE FAIRE CONFIANCE QU’À SOI pour INTERROGER SES BESOINS RÉELS. 

CESSER DE CULPABILISER d’avoir dévié d’un hashtag intimidant, qui n’a de zéro que sa capacité à inclure. 

Car les vrais choix sont dans les messages que nous envoyons »en haut ».

Car il est bien plus constructif de questionner ses aspirations ; que de s’en vouloir de ne pas avoir réussi à faire rentrer toute sa bonne volonté dans un hashtag.

Ils légitiment leur mascarade en nous demandant de #mieuxjeter , blanchissent leur opportunisme en nous incitant à mieux acheter ? Soyons plus malins, et répondons par la force du mieux-penser 💛

📖📖📖

Le livre et le blog de Natasha

« Dans ce guide documenté et illustré, Natasha // échosverts a mis son engagement, ses recherches et sa mesure au service d’une version approfondie des « éco-défis » proposés sur son blog d’écologie pratique.Il offre dès les premières pages un savant équilibre entre réflexion engagée et nuance bienveillante avec la superbe préface de Charles-Hervé-Gruyer, co-fondateur de La Ferme Biologique du Bec Hellouin !

Puis il se poursuit avec l’apport de données chiffrées et conseils pratiques pour un quotidien durable.Ce, du contenu de nos assiettes et garde-robe, à l’économie de ressources, en passant par le choix de sa banque ou de son fournisseur d’électricité !

➡Enfin un guide écologique qui intègre l’écologie humaine !

Outre son aspect informatif, pratique et engagé, ce qui fait la valeur de ce livre est son caractère inclusif.Non seulement dans l’écriture – premier ouvrage en langue inclusive des Éditions Ulmer – mais aussi dans l’importance accordée aux valeurs de la communication bienveillante.

Avec mesure et empathie, l’autrice associe naturellement respect de soi et de la Planète.Il ne s’agit donc pas d’imposer « la » vision d’un mode de vie durable, mais bien d’une approche globale, mesurée et réfléchie de l’écologie.

Tant par les faits qu’elle expose que les outils qu’elle propose, Natasha Tourabi donne aux lecteurs les moyens d’un engagement autonome et éclairé.

Car si la situation appelle une transition impérieuse, chaque cheminement est différent.🍀

#21ecosdefis n’est donc pas un énième ouvrage de « vivre autrement », mais un beau guide qui rassemble avec bienveillance et réflexion, des données et conseils pour s’engager au quotidien ».

📖📖📖

Le 1er livre de Marie Lefevre et Herveline Verbeken (deux expertes de la charge mentale et des écolonomies) : J’arrête de surconsommer...

En 2017, suite au succès de leur groupe d’entraide sur Facebook, le duo complice avait sorti ce livre structuré en défis étayés, accessibles et conviviaux.

De la gestion du budget à l’adoption de cosmétiques solides, ces challenges à suivre seul (e) ou à plusieurs, nous motivent pour revoir notre consommation sans prise de tête.

Les éditions Eyrolles savent proposer des ouvrages pratiques au contenu informatif, tout en restant accessibles, attractifs et concis.

Se plonger dans ce livre, c’est retrouver l’authenticité de ses autrices-blogueuses, c’est s’inscrire dans un défi partagé convivial, c’est alléger son porte-monnaie et faire du bien à la planète  autant qu’à soi!

Comme le groupe, il s’adresse à tous : petits budgets, écolos en herbes, paniers percés ; familles dépassées ou convaincues, colibris au début du chemin vert ou « super-licornes » !

« life sucks mais ça va aller »

Prenez soin de vous

et n’hésitez pas à faire vivre les articles de fonds (blogs, médias) 🍀

Je vous laisse sur cette phrase de l’inspirante Jane Goodall, qui a dédié sa vie aux animaux, n’a jamais cessé de nous alerter et pourtant elle reste une incorrigible optimiste : «J’ai la conviction absolue que tout peut changer»

…et sur cette photo du Sloth Institute -si vous ne deviez conserver qu’un compte Instagram.

Parce-qu’une photo de paresseux ça fait toujours du bien 💚c’est pas des modèles de slow, de sobriété et de zenitude peut-être?


3 réflexions sur “#JourdelaTerre2022 : éco-anxiété, actions individuelles et collectives. Alimentation, textile, zéro déchet, lectures… : réduire ses déchets, sa consommation de produits animaux, sa surconsommation…. sa charge mentale !

  1. Merci pour ce nouvel article, truffé de très nombreux liens, que je dois bien avoué n’avoir pas tous lu.
    Il est toujours difficile je trouve de réussir à définir dans quel mesure on vit plus tout ou moins comme éco-anxieuse. Toujours l’impression que je pourrais faire plus avec la charge mentale que ça peut impliquer…Alors merci pour cet article qui évoque ce sujet et qui me montre à nouveau que bien évidement les actions individuelles sont insuffisantes, avec souvent une grande charge mentale. Pour autant, lorsque je lis les statistiques que fournissent EDF, je me rends également compte qu’en étant aussi dans une sphère ou certains agissent beaucoup (plus que moi) j’augmente cette charge mentale d’un « manque d’action ». Alors, bien évidemment, cela ne signifie nullement que je ne puisse pas m’améliorer, en trouvant des axes nouveaux, différents, mais que cette transition je dois la faire en respectant les capacités qui sont les miennes.
    Bon courage pour ton propre cheminement et la déconnexion RS / internet.

    J’aime

    1. Bonjour Nolwenn,

      Oui, même si ça peut être bénéfique, c’est difficile de s’investir pour des causes extérieures quand on est fragilisé.e à l’intérieur..
      Chacun.e fait comme il.elle peut, en trouvant des actions qui n’engendrent pas plus de charge mentale que de bénéfices, et qui préservent la santé de la planète et son propre bien-être physique et mental.
      Il faut trouver de la satisfaction, sinon de la joie à réaliser durablement ces engagements, sinon c’est s’investir à perte
      Alors prends bien soin de toi

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