“Un funambule sur le sable” de Gilles Marchand : lire c’est réfléchir avec plaisir

«On craint ce qu’on ne connait pas».

Je réfléchis beaucoup à la peur ces derniers temps.

La Peur unique et si plurielle qui nous habite.

Peurs insaisissables pour soi, pour les autres; peur de ne pas être à la hauteur; peur de l’inconnu.

Quels sont sa source et son fondement?

Insidieusement plurielle, n’est-elle pas une conséquence plus qu’une cause?
Conséquence d’une hypervigilance teintée de surprotection. Mues par l’absurde.

Au fond, qu’est-ce qui est infondé? La peur elle-même ou son objet insaisissable?

Épargner l’inquiétude à autrui est aussi une puissante source de crainte.

Ce cercle vicieux, « Stradi » le connait bien.

Né avec un violon dans la tête, ses proches  l’ont entouré d’un cocon de prudence. Élevé dans la bonne humeur et la surprotection.
Par peur des effets inconnus de sa différence.

«J’avais juste envie d’être un enfant normal».

Son cerveau ne lui permet pas de lâcher prise.

Il sait dialoguer avec les oiseaux, mais sa mélodie sonne faux auprès des enfants de son âge.

Un jour, il rencontre Max, différent lui aussi. Auprès de qui il va mourir, se heurter, découvrir.

Comme tout enfant, en somme.

Comme Une bouche sans personne, ce livre fantaisiste porte ainsi un message solidement ancré dans le réel.

Et fait réfléchir sur l’intime et l’universel!


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